Le multiplex politique du 15 février avec Jean-Christophe Cambadélis, Benoît Hamon et Christian Estrosi

Publié à 18h00, le 15 février 2015 , Modifié à 19h25, le 15 février 2015

Le multiplex politique du 15 février avec Jean-Christophe Cambadélis, Benoît Hamon et Christian Estrosi

MULTIPLEX POLITIQUE - Au programme des interviews dominicales de ce 15 février, Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS, dans BFM Politique, l’ancien ministre Benoît Hamon dans Le Grand Jury et le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi dans C Politique. Comme chaque semaine, le Lab se plie en quatre pour vous livrer les morceaux choisis de ces interviews politiques.

>> Jean-Christophe Cambadélis, BFM Politique

#APARTHEID

Manuel Valls avait mis les pieds dans le plat en parlant de l’existence d’une certaine forme d’apartheid en France. Pour Jean-Christophe Cambadélis, c’est le Front national, "un parti légal mais antirépublicain qui présente un danger", qui "veut construire un régime d’apartheid". Le Premier secrétaire du PS ajoute :

Marine Le Pen a fait la représentation qu’elle était le parti de la division nationale.

#REVOYURE

Le premier secrétaire du Parti socialiste a estimé que la loi Macron telle que modifiée par l'Assemblée était "un bon compromis", mais s'est dit favorable à une "clause de revoyure" pour l'emploi dans les zones touristiques internationales. Il développe :

Je souhaite que dans les zones touristiques internationales, il y ait la possibilité, dans un ou deux ans, qu'il y ait une clause de revoyure. Que l'on puisse regarder si cela a permis de l'emploi et si cela a réduit ou pas le petit commerce.

#FRONDEURS

La loi Macron, qui va etre votée par les députés mardi, a encore opposé ce week-end les frondeurs et le gouvernement. Patron du PS, Cambadélis, qui estime que "le 11 janvier ne devait pas conduire à ce que l’on taise ses opinions" mais il appelle les "frondeurs" du PS à "avoir une responsabilité de l’action".

Il assure par ailleurs qu’un vote contre "pose un problème". "On ne peut pas dire que le ministre ait été avare de son temps. Les négociations ont eu lieu. Maintenant, il est temps de faire l’unité", poursuit-il, ajoutant :

Je n’imagine pas qu’on puisse voter contre ce texte.

Rendez-vous mardi après-midi.

>> Benoît Hamon, Le Grand Jury, RTL

#MACRON

Jean-Christophe Cambadélis "n'imagine pas" que des députés socialistes "votent contre" la loi Macron. Et pourtant. Le "frondeur" Benoît Hamon annonce ce dimanche soir qu'il ne votera pas cette loi. Et même qu'il votera contre. Il dit :

Je voterai contre la loi Macron en raison de son économie générale. Malgré un travail des rapporteurs et députés que je salue.

"La question est de savoir si le travail le dimanche crée de l'emploi. La réponse est non, l'impact est marginal", ajoute l'ancien ministre de l'Education nationale. "Il se trompe, il a une mauvaise analyse", lui rétorque Jean-Christophe Cambadélis qui espère le faire changer d'avis d'ici le vote, mardi, à l'Assemblée nationale. "On ne peut pas voter contre", renchérit encore le patron du PS.

>> Christian Estrosi, C Politique, France 5

#3e Guerre mondial

Après l’attentat qui a frappé le Danemark, un mois après Paris, Christian Estrosi estime que "nous sommes entrés dans la troisième guerre mondiale". Comme plusieurs élus, le député-maire UMP de Nice parle "d’islamo-fascisme". "Il faut bien qualifier cela", dit-il, avant d’ajouter :

Certains pensent que c’est un peu fort mais c’est la vérité. Il y a eu le stalinisme, le nazisme et maintenant nous sommes face à l’Islamo-fascisme une nouvelle forme de totalitarisme. 

"Nous avons à faire à un ennemi qui avance sur deux terrains", poursuit-il avant de développer, reprenant le terme de "cinquième colonne" déjà utilisé par le frontiste Aymeric Chauprade. Il précise ces deux terrains :

Sur un terrain militaire. Il s’est improvisé un Etat, l’Etat islamique. Et les 5e colonnes qui sont enracinées dans nos démocraties et la France est une des cibles aujourd’hui.

Pour lutter contre ce phénomène, Christian Estrosi demande "des mesures d'exceptions". "Quand il y a une guerre, il faut des mesures d’exceptions, rapides et fulgurantes. C’est cela que je demande", précise-t-il.

#CHANSONNIÈRE

Christian Estrosi a des choses à dire sur Marine Le Pen, la présidente du Front nationale, qu’il compare aux "chansonniers". Il développe, interrogé sur la patronne frontiste qui estime que l’UMP "n’est plus sauvable" et qui parie sur l’explosion du parti de Nicolas Sarkozy :

Quand on a la prétention d'exercer les plus hautes responsabilités de l'Etat, on ne se comporte pas en chansonnier, à essayer de faire rire toutes les trois phrases sur la classe politique.

Par ailleurs, il assure que le FN fait des alliances locales avec les Identitaires pour les élections départementales :

Madame Le Pen, le 4 novembre 2012, disait qu'elle excluait l'alliance avec les identitaires car ils étaient européistes, régionalistes et contestaient le rôle de la nation. Je suis étonné qu'il y ait près de 10.000 papiers qui expliquent aujourd'hui que Mme Le Pen serait banalisée et qu'il n'y en aient pas un seul qui explique qu'aujourd'hui pour ces élections départementales, elle a fait des alliances : il y a 2 candidats par circonscription départementale avec le Bloc identitaire.

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