Le parti "Le Rassemblement" prêt à céder son nom à l’UMP si les alliés du FN sont réintégrés

Publié à 11h38, le 06 janvier 2015 , Modifié à 11h38, le 06 janvier 2015

Le parti "Le Rassemblement" prêt à céder son nom à l’UMP si les alliés du FN sont réintégrés

Si l’UMP projette vraiment de se renommer "Rassemblement", il lui faudra surmonter plusieurs obstacles. Dont celui du "Rassemblement", parti déjà existant et déposé en préfecture en avril 2013. Mais ce dernier est prêt à céder son nom au parti présidé par Nicolas Sarkozy. "Le Rassemblement, déposé en préfecture et paru au Journal Officiel du 13 avril 2013, sommes disposés à permettre à l'UMP de reprendre ce nom, mais uniquement si ce rassemblement l'est vraiment et pour tous", écrivent-ils dans un communiqué.

Pour céder leur nom de parti, les membres du Rassemblement posent trois conditions au parti de la rue de Vaugirard :

>> Réintégrer ceux qui s’allient avec le FN

Première condition posée par "Le Rassemblement", la réintégration des membres de l’UMP "exclus ou en voie d’exclusion pour s’être prononcés en faveur d'unions locales regroupant l'ensemble de la droite, y compris le FN". Et de prendre l’exemple de Philippe Herlin, libéral-conservateur passé par le FN que le Lab vous présentait en 2012 lorsqu’il s’était porté candidat à la présidence de l’UMP pour défier François Fillon et Jean-François Copé pour une élection dont on connait le mélodrame.

Le Rassemblement demande également "l’abandon de toute poursuite à l’égard des Jeunes populaires mis en cause pour un réveillon privé", avec des jeunes FN. Un réveillon polémique auquel a participé Florian Philippot, numéro 2 du parti frontiste et bras droit de Marine Le Pen et dont les protagonistes ont été sommés de s’expliquer.

>> Un programme patriote

Deuxièmement, le Rassemblement demande à l’UMP d’opter pour un programme "véritablement patriote". La terminologie ressemble beaucoup au discours du Front national. Mais ce parti veut aller plus loin et souhaite que l’UMP se montre ouvertement "conservateur (sur les questions de société)" et "libéral (sur les questions économiques)".

>> Le référendum populaire

Dernière revendication du Rassemblement : la mise en place, effective, du "référendum d’initiative populaire", "sur le modèle de la Suisse".

"Nous attendons avec intérêt la réponse des responsables de l’UMP", concluent les auteurs de ce communiqué exigeant. Mais, même si cela ne "coûte pas cher", il semble peu probable que l’UMP accède à ces requêtes. Et le futur nom du parti souhaité par Nicolas Sarkozy est toujours en suspens.

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