Le patron des députés PS Bruno Le Roux appelle à voter UMP au deuxième tour de la législative partielle dans l’Aube pour contrer le Front national

Publié à 09h03, le 09 décembre 2014 , Modifié à 09h10, le 09 décembre 2014

Le patron des députés PS Bruno Le Roux appelle à voter UMP au deuxième tour de la législative partielle dans l’Aube pour contrer le Front national
Bruno Le Roux. © Maxppp.

FRONT RÉPUBLICAIN - Coucou l’UMP, regardez, nous, on respecte le "Front républicain". C’est, en substance, le message qu’a fait passer Bruno Le Roux ce mardi 9 décembre. Invité de RTL, le patron des députés socialistes a en effet appelé à faire barrage au Front national pour le deuxième tour de la législative partielle dans l’Aube, dans la circonscription délaissée par François Baroin.

Alors que le candidat PS a été éliminé dès le premier tour, Bruno Le Roux a assuré qu’il ne dirait jamais aux électeurs de gauche de "rester à la maison" pour le second tour. Et ce, même s’il oppose un candidat UMP à un candidat FN. Fidèle à la ligne socialiste du Front républicain, il appelle ainsi les électeurs de son camp à se reporter sur le candidat de l’UMP :

Voter UMP ? Mais bien entendu. Je ne me suis jamais senti mal quand il y avait un candidat Front national au deuxième tour, pour appeler à voter pour l’autre candidat, en l’occurrence, le candidat UMP.

Parallèlement, Bruno Le Roux en profite pour adresser un message aux "frondeurs" et à ceux qui, à gauche, critiquent l’action du gouvernement comme les écolos ou le Front de gauche. "Cette législative n’était pas la plus facile pour nous", rappelle-t-il avant de prévenir à l’attention de certains de ses camarades - alors que des élus socialistes s'affrontent avec virulence sur le sujet :

Mais quand la gauche est divisée, elle disparaît. Personne n’en tirera avantage à gauche donc sachons nous réunir.

Dimanche 7 décembre, le candidat socialiste a en effet été éliminé avec 14,69% des voix, au premier tour de l'élection visant à pourvoir le siège laissant vacant par François Baroin, parti au Sénat. Il y avait aussi, notamment, un candidat PCF, un EELV, un DVG.

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