Le sénateur UMP Philippe Marini veut intégrer l’argent de la drogue et de la prostitution dans le PIB

Publié à 16h04, le 02 juin 2014 , Modifié à 16h04, le 02 juin 2014

Le sénateur UMP Philippe Marini veut intégrer l’argent de la drogue et de la prostitution dans le PIB
Philippe Marini. © Maxppp.

L’économie parallèle peut-elle venir au secours de la croissance ? De nombreux pays européens le croient, suivant les recommandations d’Eurostat, l’institut de la statistique européen. Pas la France. L’INSEE ayant refusé "d’intégrer dans le PIB le fruit d’activités telles que la prostitution et la drogue", écrit Le Parisien de ce lundi 2 juin.

Une décision de l’INSEE qui agace le sénateur UMP et président de la Commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, interrogé ce 2 juin par Le Parisien. Alors que la France a une législation parmi les plus fermes sur les stupéfiants et que le gouvernement a fait voter une loi visant à prohiber la prostitution, l’élu de l’Oise ne "comprend pas la pudeur de l’INSEE" qui est, selon lui, "hors de propos" :

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Il ne s’agit pas d’une question de morale. La France veut toujours paraître plus pure que les autres mais là, il s’agit de connaître la réalité de l’activité économique d’un pays.

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Si d’autres pays intègrent ces chiffres dans leur PIB, la France doit en faire de même afin que les outils statistiques puissent comparer ce qui est comparable, peste encore Philippe Marini qui ajoute :

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Ces activités, comme la prostitution, la drogue, le travail non déclaré… existent et produisent de l’argent qui circule ensuite dans l’économie. Il est donc tout à fait normal de les prendre en compte pour évaluer l’activité réelle d’un pays.

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"C’est toute l’économie grise qu’il faudrait prendre en compte dans le PIB, mais ici, c’est encore tabou", déplore encore le sénateur UMP qui évalue la manne de cette économie grise à environ 200 milliards d’Euros. Soit 9,8% du PIB, précise Le Parisien.

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