Les élections départementales, "précampagne présidentielle" de Nicolas Sarkozy

Publié à 07h04, le 06 mars 2015 , Modifié à 08h36, le 06 mars 2015

Les élections départementales, "précampagne présidentielle" de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy regarde déjà vers 2017. © BERTRAND LANGLOIS / AFP

SECRET DE POLICHINELLE - C’est son premier test électoral national depuis qu’il a succédé à Jean-François Copé – le revenant – à la présidence de l’UMP. Et même si Nicolas Sarkozy a juré ses grands dieux qu’une candidature à la présidentielle de 2017, via la primaire UMP de 2016, n’était pas "obligatoire", il y pense tout de même sérieusement.

En déplacement à Salon-de-Provence puis à Marseille, jeudi 5 mars, pour soutenir les candidats UMP aux départementales, l’ancien chef de l’Etat a confié, selon des propos rapportés par Le Figaro de ce vendredi 6 mars :

Pour moi, c’est déjà une précampagne présidentielle.

Tout est dit. D’ici le premier tour des départementales, le 22 mars, Nicolas Sarkozy, qui a déjà effectué trois déplacements de terrain, se déplacera deux fois par semaine pour aller au contact des candidats et des militants.

L’ambition élyséenne de Nicolas Sarkozy transparaît donc dans ce premier test grandeur nature depuis son retour aux affaires. Mais il n’y a pas que lui qui voit plus loin que les proches échéances électorales. Fidèle soutien du patron de l’UMP, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a ainsi lancé un pavé dans la marre sarkozyste :

Nous avons besoin de toi en 2015, pour ces élections départementales, pour les régionales, et surtout après !

En réponse, Nicolas Sarkozy s’est contenté d’un large sourire, souligne Le Figaro. Pas certain en revanche que tout le monde soit du même avis à l'UMP.

[BONUS TRACK] Sarkozy le récidiviste

Dans son interview au Figaro, Nicolas Sarkozy avait utilisé l’expression "FNPS", en réponse au "UMPS" chère à Marine Le Pen et au Front national. Une vieille rengaine de la droite, mais surtout un acronyme resté en travers de la gorge de la gauche mais aussi de certaines personnalités de droite refusant de mettre au même plan FN et Parti socialiste, comme Valérie Pécresse ou NKM. Pas grave, Nicolas Sarkozy persiste. Et signe :

 

J’ai dit FNPS, je confirme FNPS. Une voix pour le FN, c’est une voix pour le PS.

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