Les radicaux de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg et Annick Girardin s'opposent aux menaces de Jean-Michel Baylet de quitter le gouvernement

Publié à 16h20, le 13 octobre 2014 , Modifié à 06h38, le 14 octobre 2014

Les radicaux de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg et Annick Girardin s'opposent aux menaces de Jean-Michel Baylet de quitter le gouvernement

C’est devenu un running-gag. Pour la quatrième fois, le PRG a fait planer la menace de quitter le gouvernement. Se voulant "conciliant" avec Jean-Michel Baylet, Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, a néanmoins jugé cette colère "parfois feinte".

Mais cette ligne du PRG incarnée par son patron et ex-sénateur battu lors des élections du 28 septembre n’est pas forcément partagée par l’ensemble du parti. Si Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux Sports qui nourrit des ambitions pour le parti comme pour la ville de Lyon, pourrait être exclu car jugé comme trop "pro-Valls", deux ténors radicaux s’opposent au boss, qui en veut aux socialistes de ne pas avoir respecté, selon lui, leurs accords électoraux aux sénatoriales.

Selon les informations du Lab, il s’agit de Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe RRDP (le nom officiel du groupe radical) à l’Assemblée, et Annick Girardin, la secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie, entrée au gouvernement en avril 2014 dans le premier gouvernement Valls. Lors du comité directeur du PRG, mercredi 8 octobre, une ligne anti-Baylet s’est ainsi formée. Et Roger-Gérard Schwarzenberg comme Annick Girardin se sont désolidarisés de la proposition de leur président de présenter "un pacte gouvernemental" à l’exécutif assorti d’une (nouvelle) menace de quitter le gouvernement Valls. 

Ce lundi 13 octobre, Manuel Valls va tenter de trouver une solution pour apaiser les relations avec le dernier allié gouvernemental du PS. Une rencontre est ainsi prévue entre le Premier ministre et Jean-Michel Baylet et les patrons des groupes parlementaires. Mais, selon les informations du Lab, sans les ministres PRG Thierry Braillard, Sylvia Pinel et Annick Girardin.

Interrogé lundi 13 octobre par Metronews, Roger-Gérard Schwartzenberg confirme les informations du Lab. Il prévient :

"

Nous n'avons pas de désaccord fondamental avec le gouvernement donc il n'y a aucune raison de quitter la majorité.

"

 Le député en profite pour critiquer la position de Jean-Michel Baylet. "Rappelez-vous, il voulait rentrer au gouvernement il y a encore un mois : tout cela n'est pas d'une cohérence formidable...", glisse-t-il. 

[EDIT 19h50] Ajout déclarations de Roger-Gérard Schwartzenberg

[EDIT 14 octobre] Après un diner de près de deux heures lundi soir, Jean-Michel Baylet et Manuel Valls sont sortis sans issue claire à la situation, se refusant à toute déclaration devant la presse. Selon Jean-Christophe Cambadélis qui était présent, les discussions se poursuivent. Le patron du PRG doit présenter sa position lors du bureau national du parti le 17 octobre pour, éventuellement, sortir de la majorité.

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