Réforme pénale : le rapporteur PS Jean-Pierre Michel règle ses comptes et s’amuse des attaques du Figaro contre lui

Publié à 11h19, le 17 juillet 2014 , Modifié à 11h20, le 17 juillet 2014

Réforme pénale : le rapporteur PS Jean-Pierre Michel règle ses comptes et s’amuse des attaques du Figaro contre lui
Image Sébastien Tronche


RÈGLEMENT DE COMPTES - Un véritable parcours du combattant. C’est le chemin sinueux parcouru par la réforme pénale, portée par Christiane Taubira, qui doit être adoptée ce jeudi 17 juillet par le Sénat après avoir été adoptée définitivement par l’Assemblée suite au succès de la commission mixte paritaire.

En préambule du dernier débat au Sénat, ce 17 juillet, le sénateur PS Jean-Pierre Michel, rapporteur du texte à la chambre haute, en a profité pour régler quelques comptes avec le Figaro, sans pour autant le nommer. "Oui, la CMP a réussi", se félicite-t-il d’abord, soulignant que c’est "un engagement qui a été tenu".

Puis il attaque :

Malgré les invectives, que je prends souvent comme des compliments, proférés par un organe de presse qui n’a pas cessé de vociférer, oui mes chers collègues de la majorité, vous avez eu raison d’avoir suivi presque complètement les propositions de la commission des lois et de son rapporteur.

Jean-Pierre Michel en rajoute, dans la foulée, une salve :

Son rapporteur idéologique, laxiste, démago et j’en passe... Je prends tout ceci pour des compliments.

Interrogé par le Lab, le sénateur confirme que son propos liminaire à la tribune du Sénat s’adressait bien au Figaro, faisant notamment référence à certains éditoriaux ou à une tribune du magistrat Philippe Bilger accusant la réforme de laxisme. Le quotidien  avait déjà été accusé par le rapporteur PS de l’Assemblée sur ce texte, Dominique Raimbourg, de "désinformation" et de faire "campagne contre la réforme Taubira".

A la veille du vote définitif du Sénat, la ministre de la Justice Christiane Taubira avait souligné que le texte a connu "une longue et profonde maturation", "un chemin semé d'embûches" mais va permettre de "rétablir la pénalité moderne au sens du projet républicain".

Tous les groupes de gauche de l'Assemblée ont soutenu le projet de loi, malgré des regrets par exemple sur le report de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs. La droite, qui a clamé jusqu'au bout qu'il était dangereux car il allait "faire sortir davantage de détenus de prison" et instaurait « une sorte d'impunité légale ». L'UMP saisira le Conseil constitutionnel, a d’ores et déjà prévenu Eric Ciotti.



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