Louis Aliot s’oppose à l’accueil par la France des chrétiens d’Irak persécutés : "si on commence à accueillir toute la misère du monde…"

Publié à 11h54, le 29 juillet 2014 , Modifié à 11h54, le 29 juillet 2014

Louis Aliot s’oppose à l’accueil par la France des chrétiens d’Irak persécutés : "si on commence à accueillir toute la misère du monde…"
Louis Aliot. © Maxppp.

La classe politique se mobilise pour les Chrétiens d’Orient, et notamment d’Irak. Lundi 28 juillet, le gouvernement s’est dit prêt à favoriser l'accueil en France de ces chrétiens d'Irak, cibles de la part des djihadistes d'exactions qui ont suscité une vive émotion.

S’il trouve "ça particulièrement grave et dangereux" que les chrétiens soient persécutés, le vice-président du FN Louis Aliot ne soutient pour autant pas le geste du gouvernement, singeant une célèbre citation de Michel Rocard. Invité de la matinale de Sud Radio ce mardi 29 juillet, le compagnon de Marine Le Pen a ainsi jugé :

"

Si on commence à accueillir toute la misère du monde, ça va faire du monde qui doit venir chez nous car il y a beaucoup de misère dans le monde.

"

Le député européen a plutôt prôné comme solution de "ne pas entamer des conflits dont on prend en pleine figure les conséquences". "C'est valable pour l'Irak (...), pour la Libye, l'Egypte, la Tunisie où vous avez des centaines de milliers de gens qui fuient la guerre civile et les persécutions et qui ne rêvent que d'une chose, venir en Europe pour s'y installer. La France ne peut plus recevoir d'immigration", a-t-il martelé selon un credo frontiste récurrent, et malgré son "inquiétude" et sa "colère" face à des "régimes totalitaires musulmans".

Les soutenir, oui. Les accueillir, non. Pourtant, samedi 26 juillet, les cadres du Front national ont décidé d’une manifestation parisienne pour soutenir les Chrétiens d’Irak.

Les chrétiens de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, tombée le 10 juin aux mains desd jihadistes de l'EI, ont commencé depuis dix jours à fuir en masse après un ultimatum leur donnant quelques heures pour quitter les lieux. Cette fuite massive vide la cité d'une population qui y est présente depuis des siècles. Les chrétiens étaient 1,5 million en Irak avant la première guerre du Golfe ; ils ne sont plus que 400.000 aujourd'hui, selon leurs soutiens en France.

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