"Modeste", "sobre", "simple" ... l'équipe de Nicolas Sarkozy vend une campagne low-cost

Publié à 11h07, le 25 septembre 2014 , Modifié à 11h23, le 25 septembre 2014

"Modeste", "sobre", "simple" ... l'équipe de Nicolas Sarkozy vend une campagne low-cost
Gérald Darmanin, Nicolas Sarkozy (avec Véronique Waché en arrière plan) et Frédéric Péchenard © montage via Reuters et Maxppp.

LOW-COST - A en croire un article de Mediapart publié ce 25 septembre, "modeste", "sobre" et "simple" sont les mots les plus souvent employés par l'équipe de Nicolas Sarkozy depuis sa déclaration de candidature. La campagne au coût exorbitant de 2012 et l'affaire Bygmalion ont laissé des traces. Aujourd'hui, la mode est à l'économique pour la nouvelle campagne de l'ancien président de la République.

Dans la bouche du porte-parole Gérald Darmanin :

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Ce sera une campagne tout à fait modeste.

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Dans celle du directeur de campagne Frédéric Péchenard :

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Le choix qui a été fait est de dépenser le moins possible en faisant une campagne efficace mais sobre. (...) Notre volonté est que ce soit à la fois modeste et transparent parce que les exemples passés ne sont pas toujours formidables.

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Dans celle du député Marc-Philippe Daubresse, qui accueille ce 25 septembre Nicolas Sarkozy à Lambersart :

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On nous a demandé quelque chose de simple, fait avec peu de moyens.

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Peu de moyens pour ce meeting, ce sera "moins de 10.000 euros" pour la soirée, selon la conseillère presse Véronique Waché. Lorsqu'il s'agit de décrire le QG de campagne de l'équipe, à deux pas des bureaux de la rue de Miromesnil de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard ne donne pas dans le luxe, malgré un bail à 6.000 euros pour 85m² :

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Il s'agit de 85m² en rez-de-chaussée avec en plus une espèce de petite salle de réunion, en sous-sol, sans lumière, dans une cave.

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Après l'affaire Bygmalion, quid des prestataires extérieurs contactés pour la campagne ? Du "petit" et encore du "petit", toujours selon Frédéric Péchenard :

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Le seul prestataire avec lequel nous avons passé un petit contrat est une petite PME qui se charge du site internet.

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Une PME qui ne souhaite pas donner son nom.

BONUS TRACK

Dans son article, Mediapart pose également la question des avantages financiers du candidat en campagne. Des avantages dus au statut d'ancien Président, à l'image des déplacements gratuits en train, en avion ou en bateau, ou à la possibilité d'être hébergé en préfecture ou en sous-préfecture pour ses déplacements. Sans parler des 7 collaborateurs permanents mis à sa disposition : ces derniers ne sont pas censés participer à la campagne du candidat mais la distinction entre les deux rôles (celui d'ancien Président et celui de candidat) peut être ténue. Un exemple pose particulièrement problème souligne le site d'investigation, celui de la conseillère presse de l'ex-Président, Véronique Waché.

Des 7 collaborateurs de l'ex-Président, Véronique Waché est la seule à travailler aussi pour la campagne du candidat, en tant que directrice du pôle presse. Ce qui l'oblige à un dispositif *un peu* compliqué :

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A partir du dépôt de candidature officiel le 30 septembre, je poserai des congés auprès de mon employeur [soit Nicolas Sarkozy, ndlr] à chaque fois que j'irai au QG du candidat [toujours Nicolas Sarkozy, ndlr] ou que je le suivrai en déplacement.

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Vous avez bien compris, pour être dans les clous, la conseillère presse doit se mettre en congé de Nicolas Sarkozy ex-Président pour travailler avec Nicolas Sarkozy candidat.

Du rab sur le Lab

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