Olivier Faure, député et porte-parole du PS, s’étonne auprès de Bernard Cazeneuve que la LDJ soit toujours autorisée

Publié à 10h45, le 31 juillet 2014 , Modifié à 10h56, le 31 juillet 2014

Olivier Faure, député et porte-parole du PS, s’étonne auprès de Bernard Cazeneuve que la LDJ soit toujours autorisée
Olivier Faure. © Maxppp.

DOCUMENT LAB – La Ligue de défense juive, la LDJ, est dans l’œil du cyclone. Si le ministère de l’Intérieur réfléchit à interdire ce mouvement d’autodéfense communautaire, le député et porte-parole du PS, Olivier Faure, a interpellé Bernard Cazeneuve sur le sujet, le 30 juillet, s’étonnant que la LDJ ne soit pas encore frappée d’interdiction en France.

Dans sa lettre au ministre, Olivier Faure écrit qu’il a été lui-même interpellé "à plusieurs reprises par des citoyens de (sa) circonscription sur les agissements de la Ligue de Défense juive". Rappelant que c’est "l’émanation française de la Jewish Defense League, classée comme organisation terroriste aux Etats-Unis" et que son pendant israélien, Kach, a de son côté été "jugé comme raciste", ce proche de Jean-Marc Ayrault et François Hollande s’interroge, et interroge la Place Beauvau :

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Je souhaiterais comprendre pourquoi la Ligue de Défense juive est autorisée en France et connaître les mesures prises par vos services pour prévenir ses actes qui peuvent être violents.

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Pour Olivier Faure, la charte de la LDJ "ne fait aucun doute" sur son objectif. "Depuis quelques semaines, l’organisation a été partie prenante d’échauffourées, qu’elle annonce et revendique sur les réseaux sociaux", écrit encore le député socialiste de Seine-et-Marne qui ajoute, à la main, à la fin de son courrier, que "le maintien de la sérénité sur notre territoire suppose de ne laisser prise à aucun sentiment d’un ‘deux poids, deux mesures’".

Plusieurs élus, dont le député communiste Jean-Jacques Candelier, avaient déjà réclamé la dissolution de ce mouvement d’extrême droite. Un mouvement dont l’un des fondateurs, Jean-Claude Nataf, assure à Libération, ce jeudi 31 juillet, se réjouir de voir Manuel Valls à Matignon. "De toute façon, avec Valls, on a ce qu’on veut", lâche-t-il, provocateur.

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