Après le "et du chômage" visant François Rebsamen, voici le "et des impôts" contre Michel Sapin

Publié à 16h26, le 09 décembre 2014 , Modifié à 16h42, le 09 décembre 2014

Après le "et du chômage" visant François Rebsamen, voici le "et des impôts" contre Michel Sapin
Michel Sapin à l'Assemblée nationale, le 3 décembre 2014 © MaxPPP/Christophe Petit Tesson

TROLLING - François Rebsamen est désormais plus tranquille lorsqu'il prend la parole lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il a obtenu de Claude Bartolone, président de l'institution, qu'il ne l'introduise plus comme le "ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social", empêchant ainsi l'opposition de faire vivre la tradition en ajoutant un retentissant "et du chômaaaaaaage".

Mais (serait-ce un dommage collatéral ?) c'est désormais Michel Sapin qui est la cible d'une invective du même type, reliée à son propre domaine de compétence. Mercredi 3 décembre, le ministre des Finances est questionné par la députée PS Monique Rabin sur la politique fiscale du gouvernement. Comme le veut le protocole, Claude Bartolone l'appelle au micro par ces mots : "La parole est à M. le ministre des Finances et des Comptes publics."

C'est alors que Philippe Meunier, élu UMP du Rhône, inaugure un nouveau surnom pour Michel Sapin. Depuis son banc, il lance : 

Et des impôts !

Une intervention qui n'a provoqué aucune réaction apparente du ministre. Mais qui a, comme il se doit, été consignée dans le compte-rendu de cette séance. Elle est aussi à retrouver dans cette vidéo, isolée par Le Lab depuis le site de l'Assemblée (à partir de 1'57""). Attention, c'est très fugace : 



Une nouvelle blague dans l'hémicycle, donc. Reste à savoir si, comme le célèbre "et du chômage" instauré par le défunt député socialiste Patrick Roy, ce récent "et des impôts" a vocation à devenir systématique. La réponse ne devrait pas tarder : Michel Sapin n'a pas été questionné lors de la séance de ce mardi 9 décembre, mais il reste celle de mercredi 10. Et bien sûr les suivantes. 

Début octobre, L'Express révélait que François Rebsamen, légèrement irrité par cette "coutume", avait demandé à Claude Bartolone de ne plus l'appeler "Monsieur le ministre du Travail" mais de se contenter de "Monsieur le ministre", avec possibilité d'ajouter son nom.

Une requête que le président de l'Assemblée nationale n'avait pas immédiatement satisfaite. Au bout de trois semaines, comme l'avait remarqué Le Lab, le titulaire du "Perchoir" s'était toutefois plié aux demandes de l'ancien maire de Dijon. Depuis, il l'introduit en effet par ces mots : 

La parole est à Monsieur le ministre François Rebsamen.

Certains ont cependant décidé de ne pas s'en laisser conter. Ce mardi, certains députés de droite ont lancé leur traditionnel "et du chômage". Faisant réagir Claude Bartolone, qui a sobrement constaté : 

Ça ne marche pas.

Du rab sur le Lab

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