Trois élus FN du Vaucluse quittent le parti à cause du "manque de démocratie interne"

Publié à 15h58, le 02 septembre 2014 , Modifié à 10h04, le 03 septembre 2014

Trois élus FN du Vaucluse quittent le parti à cause du "manque de démocratie interne"
Une affiche du FN (illustration) © Sipa

Longtemps, Michel Derommelaere, Marie-Carmen Charlot et Yves Daram ont porté les couleurs du Front national. Respectivement durant 30, 33 et 12 ans pour être précis. Mais tout ça, c'est fini. Ces trois conseillers municipaux FN de Cavaillon, dans le Vaucluse, ont décidé de rendre leur carte, comme l'a relevé France Bleu ce mardi 2 septembre. Les trois élus frontistes, sur les six élus FN que compte le conseil municipal, vont donc créer leur propre groupe de non-inscrits.

Dans un communiqué transmis à l'AFP le 1er septembre, Michel Derommelaere, Marie-Carmen Charlot et Yves Daram expliquent leur choix :

Cette décision collective répond d'abord à notre souhait de retrouver une véritable liberté de parole et d'action […]. Elle correspond ensuite à notre déception devant le manque de démocratie interne qui régit l'organisation territoriale du Front national en Vaucluse.

Les trois élus dénoncent également "des querelles hiérarchiques et des ambitions électorales des uns ou des autres".

Sur France Bleu, Thibaut de la Tocnaye, patron du groupe FN au conseil municipal de Cavaillon, relativise cette défection, imaginant que les trois partants continueront à voter comme le FN :

Tout le monde n'est pas fait pour être vraiment politique, au sens plein du terme. […] Il y a la discipline d'un parti politique qui est difficile à avaler pour un certain nombre de personnes et en particulier des personnes qui ont de la personnalité.

Le départ du FN de ces trois élus n'est pas anodin mais survient dans un département important pour le parti de Marine Le Pen, là où Marion Maréchal Le Pen est élue députée. La parlementaire est d'ailleurs clairement visée dans les attaques lancées par les trois démissionnaires de Cavaillon. 

En août dernier, le maire FN du Pontet, également dans le Vaucluse, avait dû annuler la hausse de 44% de ses indemnités votée par le conseil municipal en mai.

En juillet, le député-maire d’Orange Jacques Bompard avait dénoncé l'échec des négociations entre son mouvement de la Ligue du Sud et le Front national pour les sénatoriales dans le Vaucluse.

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