Absence de débat pour la présidence de LR : Éric Woerth renvoie LREM à son côté old school

Publié à 11h51, le 14 novembre 2017 , Modifié à 17h53, le 14 novembre 2017

Absence de débat pour la présidence de LR : Éric Woerth renvoie LREM à son côté old school
© AFP
Image Amandine Réaux


Éric Woerth est un homme qui a souffert. Souffert de voir sa famille politique, Les Républicains, se déchirer lors de la primaire de la droite et du centre puis lors de l’affaire Fillon, se faire éliminer du second tour de la présidentielle puis tomber à une centaine de députés.

Du coup, le député de l’Oise n’a qu’un mot à la bouche : "positif". Voilà pourquoi il est "absolument opposé" à un débat qui opposerait Laurent Wauquiez à ses concurrents Florence Portelli et Maël de Calan. Sur Radio classique ce mardi 14 novembre, Éric Woerth argumente :

La droite va pas encore une fois créer une séquence où on met en valeur ce qui nous sépare. [...] Moi, je préfèrerais qu’on passe beaucoup de temps à essayer d’expliquer ce qui nous réunit.

Mais tout de même, l’absence de débat ne serait-elle pas un petit peu old school ? L’ancien ministre du Travail nie catégoriquement, renvoyant La République en marche à son côté "old school" (notons qu’il prononce : "oldeuh school") :

Vous croyez que c’est pas old school, que ce soit le président de la République qui nomme le président d’En Marche ? C’est pas old school ça ? C’est super ancienne formule ! Pasqua en aurait rêvé, à une époque. C’est pas old school que monsieur Castaner, qui va devenir président d’En Marche, reste (peut-être, en tout cas le dit-on) ministre des relations avec le Parlement, c’est-à-dire qu’il va entretenir des relations parlementaires avec les groupes d’opposition alors qu’il est lui-même chef du parti de la majorité.

Accusé d’appartenir à l’ancien monde, Éric Woerth rétorque donc que l’autoproclamé nouveau monde macroniste est en réalité old school. LR s’est vu reprocher d’entretenir un faux suspense autour de l’élection de son président avec des candidatures de témoignage face à un Laurent Wauquiez ultrafavori. De son côté, LREM a choisi de ne même pas laisser de doute sur l’identité du prochain directeur général : Christophe Castaner est le seul candidat. "On aurait pu pousser une candidature pour faire semblant mais cela ne me semblait pas opportun", a-t-il (honnêtement) déclaré.

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