Accrédité, un journaliste de Marianne est interdit de couvrir la soirée électorale de Marine Le Pen

Publié à 19h19, le 23 avril 2017 , Modifié à 19h21, le 23 avril 2017

Accrédité, un journaliste de Marianne est interdit de couvrir la soirée électorale de Marine Le Pen
Capture d'écran du Tweet du journaliste de "Marianne" Mathias Destal annonçant être blacklisté par le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline
Image Etienne Baldit


Il était accrédité en bonne et due forme mais, au dernier moment, s'est vu notifier l'interdiction de couvrir la soirée électorale du FN et de sa candidate, Marine Le Pen, pour le premier tour de la présidentielle, à Hénin-Beaumont dimanche 23 avril. Le journaliste de Marianne Mathias Destal a conté cette *mésaventure* sur son compte Twitter :





Sur son site, Marianne dénonce une "censure" et précise que le nom de son reporter figurait bien sur la liste des accrédités à l'espace François Mitterrand d'Hénin-Beaumont, mais "rayé au stylo bic". Cité par le magazine, le responsable des accréditations pour cette soirée, Alex Frederiksen, assure que c'est le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, qui "a vérifié la liste hier et a demandé à ce que soit retiré [son] nom". Et le même d'avancer, comme raison officielle de cette mise à l'écart :

Il y a trop de monde, on a dû faire des choix.

Une raison également invoquée par David Rachline auprès du journaliste, avant que le sénateur-maire FN de Fréjus n'ajoute, moqueur :



Vous n'aurez qu'à suivre la soirée sur BFM.

Voilà donc Marianne ajouté à la liste des médias interdits de couvrir les événements du FN, qui comporte depuis longtemps déjà Mediapart et l'émission Quotidien (ex-Petit Journal). L'hebdomadaire y voit une possible *coïncidence* avec la récente parution du livre Marine est au courant de tout..., co-écrit par Mathias Destal et Marine Turchi de Mediapart, et qui contenait des révélations embarrassantes pour la présidente du FN, son "clan" et certains de ses amis comme Frédéric Chatillon et Axel Loustau, sulfureux prestataires des campagnes électorales du Front.

Plus tôt dans la journée à Hénin-Beaumont, un photo-reporter de l'agence Hans Lucas avait été interpellé sans ménagement et dans des circonstances assez floues, alors qu'il couvrait un happening de militantes Femen. "Inadmissible !", s'est indigné son employeur sur Facebook, précisant que son photographe "était dans l’exercice de son métier".





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