"Blessé" par la polémique sur la taxe tampon, Christian Eckert assure qu'il "connaît le sujet" puisqu'il a "une femme et trois filles"

Publié à 06h53, le 21 octobre 2015 , Modifié à 11h50, le 21 octobre 2015

"Blessé" par la polémique sur la taxe tampon, Christian Eckert assure qu'il "connaît le sujet" puisqu'il a "une femme et trois filles"
© AFP

Il ne s'en tamponne pas. A lire L'Opinion de ce 21 octobre, Christian Eckert, le secrétaire d’État au Budget, a été particulièrement "vexé", et même "blessé", d'être devenu la risée des réseaux sociaux et la cible des féministes après son rejet d'un amendement PS sur la taxe dite "tampon" le 14 octobre à l'Assemblée nationale.

A l'heure actuelle, les tampons sont taxés à hauteur de 20%. L'amendement PS en question proposait de leur appliquer un taux de TVA de 5.5%, c'est-à-dire le taux prévu pour les "produits de première nécessité". Refus du secrétaire d'Etat qui explique que "les produits d'hygiène ne sont pas exactement des produits de première nécessité". Lors des débats, Christian Eckert a notamment rapproché la question des tampons hygiéniques à celle de la mousse à raser " spéciale homme". Tollé.

Résultat, dans L'Opinion de ce mercredi, le secrétaire d’État est penaud. Et révolté que l'on puisse se moquer de son inculture sur le sujet, à l'image de l'humoriste Sophia Aram sur France Inter. Les tampons, il connaît : il est père de famille.

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J’ai une femme et trois filles, donc un environnement qui connaît le sujet.



J’aime bien faire les courses le samedi, je connais la taille, la typologie et la couleur pour chacune d’entre elles. Je sais que pour l’une, c’est avec applicateur, pour l’autre XXL etc. Je suis vraiment le dernier à pouvoir être taxé de propos ignorants sur le sujet ! Ce n’est pas très juste.

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Une connaissance des petites habitudes de sa famille qui ne fera pas ciller Christian Eckert. Car il y a une question de gestion du budget derrière tout ça. Il le dit à L'Opinion : la mesure coûterait 50 millions d'euros. Or, dans ce débat sur le projet de budget 2016, "il fait barrage à toute velléité de dépense de ses camarades", décrypte un député LR de la commission des Finances, Olivier Carré.

Tout en indiquant que ce sujet devait être "pris au sérieux", la secrétaire d’État aux Droits des femmes, Pascale Boistard, est venue au secours de son camarade du gouvernement en rappelant que "le budget des Droits des femmes augmente de 2M€ en 2016" et que "c'est un des seuls en hausse". Preuve que, tout comme Christian Eckert qui sait très bien ce qu'est "un applicateur ou un tampon XXL", "le gouvernement fait des droits des femmes une priorité".

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