Borloo: “Je présente nos excuses” à Angela Merkel

Publié à 18h57, le 29 avril 2013 , Modifié à 20h00, le 29 avril 2013

Borloo: “Je présente nos excuses” à Angela Merkel
Jean-Louis Borloo le 13 avril 2013/IP3 PRESS/MAXPPP

JOUE LA COMME SEGO- Il n’est que le président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) mais ça n’empêche pas Jean-Louis Borloo de s’excuser auprès d’Angela Merkel dans une lettre ouverte publiée le 29 avril par le journal Le Monde de "la cacophonie actuelle de la gauche française. "

"[De telles déclarations anti-allemandes] n'engagent ni le peuple français, dans sa très grande majorité, ni les parlementaires français, qu'ils soient du centre bien entendu mais aussi droite et de gauche. Aussi, je tiens solennellement à vous présenter nos excuses pour de telles prises de position."

Il n’est pas la première personnalité politique à présenter des excuses à un autre pays sans être aux responsabilités. En 2009, l’ancienne candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal avait "demandé pardon" au Sénégal pour le discours de Dakar prononcé en 2007 par le président de la République Nicolas Sarkozy. Dans cette intervention restée célèbre, le président de la République avait affirmé que "l’homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire"

Ségolène Royal s’était fendu de ce mea culpa à Dakar au siège du Parti socialiste sénégalais.

"Quelqu'un est venu ici vous dire que 'l'Homme africain n'est pas entré dans l'histoire'. Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et – je vous le dis en confidence – qui n'engagent ni la France, ni les Français"

A l’époque, la demande de "pardon" de Ségolène Royal avait provoqué une levier de boucliers de la droite. Rama Yade, aujourd’hui à l’UDI, avait par exemple lancé le 13 avril 2009 qu’à Dakar, si Ségolène Royal avait parlé "en son nom", ça aurait "suffi".

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