Candidat à la primaire de la BAP, Peillon assume avoir déclaré qu’il ne "briguerait pas de nouveau mandat électif"

Publié à 10h25, le 13 décembre 2016 , Modifié à 10h25, le 13 décembre 2016

Candidat à la primaire de la BAP, Peillon assume avoir déclaré qu’il ne "briguerait pas de nouveau mandat électif"
Vincent Peillon. © Capture d'écran France Inter.

"Je ne briguerai pas de nouveau mandat électif." Cette phrase, tenue par Vincent Peillon en avril, vous semble peut-être paradoxale aujourd’hui. Car depuis dimanche, l’ancien ministre de l’Education nationale est bel et bien candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire organisée par le PS pour trouver son champion pour la présidentielle de 2017. Pas de nouveau mandat électif donc ? Hé ben, pour l’eurodéputé prétendant à l’investiture élyséenne, il n’y a aucune incohérence ni aucun revirement de sa part.

Invité de la matinale de France Inter ce mardi 13 décembre, Vincent Peillon assume cette sortie et explique que briguer la magistrature suprême, c’est quand même bien différent que tenter d’être de nouveau parlementaire. Il estime donc tenir son engagement. "C’est ce que je ferai à part ce combat", commence par expliquer celui qui veut défendre le bilan de François Hollande tout en critiquant la déchéance de nationalité, le manque de contreparties au pacte de responsabilité ou encore l’inversion de la hiérarchie des normes dans la loi Travail.

Avant d’ajouter, pas peu fier de s’être appliqué, comme il le dit, "le mandat unique" et de préciser qu'il s'agissait d'un "nouveau mandat parlementaire" :

"

J’ai été député depuis 1997. J’ai été le seul, avec Bertrand Delanoë, à m’appliquer le mandat unique. Je fais ce que je dis. Je ne demanderai plus de mandat parlementaire. J’ajoutais que les choses publiques continuaient de me concerner éminemment. Aujourd’hui, je veux que la gauche gagne, je pense qu’elle le peut face à François Fillon et l’extrême droite. Je veux me consacrer à cette tâche pour la gauche.

"

N’allez donc pas chercher des noises là où il n’y en aurait pas.

Arnaud Montebourg en tout cas ne l’attaquera vraisemblablement pas sur ce point, lui qui, dès août 2013, assurait que la présidentielle était la seule élection à laquelle il envisageait de se représenter. Et c’était avant qu’il ne quitte *définitivement* la vie politique. Mais ici comme pour Vincent Peillon, la présidentielle, ça ne compte pas.

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