Castaner raconte avoir été "protégé" du fait de menaces de socialistes après son retrait aux régionales 2015

Publié à 10h23, le 12 août 2017 , Modifié à 11h12, le 12 août 2017

Castaner raconte avoir été "protégé" du fait de menaces de socialistes après son retrait aux régionales 2015
Christophe Castaner © AFP
Image Etienne Baldit


VIEUX DOSSIERS - Avant de devenir un macroniste en vue puis l'omniprésent porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner était socialiste. Plutôt inconnu jusqu'à la fin de l'année 2015, il avait alors acquis une certaine notoriété avec sa candidature aux régionales en PACA face à Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen. Un combat non seulement perdu d'avance, mais qui se serait aussi révélé plus dangereux que prévu, à en croire l'intéressé.

Christophe Castaner revient en effet, dans Le Figaro samedi 12 août, sur ces élections régionales et le retrait de sa liste PS, après avoir obtenu 16% au premier tour. Un geste "républicain" visant à faire barrage au FN et qui avait permis l'élection de Christian Estrosi, mais aussi suscité de virulents débats à gauche. Et même, apprend-on aujourd'hui, des menaces de la part de "camarades" socialistes, justifiant la mise en place d'un important dispositif de sécurité autour de la personne de l'actuel secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement.

Voici ce qu'on peut lire dans Le Figaro plus d'un an et demi après les faits :

'À cette époque, j'ai dû être protégé par quatre gardes du corps', se souvient Castaner, menacé par des camarades en désaccord. 'Cette expérience m'a libéré du PS', ajoute-t-il.

Un épisode resté inconnu jusqu'à aujourd'hui et qui, présenté comme un exemple de sectarisme du "vieux monde" politique, vient justifier a posteriori sa réflexion l'ayant amené à rejoindre Emmanuel Macron et En Marche !, qui prônaient au contraire le dépassement du clivage droite-gauche.

Si l'on ignorait l'existence de ces "menaces", il est vrai que la question du front républicain et du retrait des listes PS aux régionales avait provoqué la colère d'un certain nombre de responsables et militants socialistes se sentant "trahis".

Jean-Pierre Masseret, tête de liste en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et troisième du premier tour, avait lui catégoriquement refusé de se retirer au profit de Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) face à Florian Philippot (FN), bravant les consignes nationales de son parti et de Manuel Valls. Durant des jours de polémiques et d'invectives, il avait alors été accusé de faire courir le risque d'une victoire du vice-président du FN, ce qui n'était finalement pas advenu.

Outre Christophe Castaner, Pierre de Saintignon avait retiré sa liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, soutenant et permettant l'élection de Xavier Bertrand (LR) face à Marine Le Pen.





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