Combien coûtent Valérie Trierweiler et Carla Bruni-Sarkozy à l’Etat ?

Publié à 15h55, le 03 mai 2013 , Modifié à 16h28, le 03 mai 2013

Combien coûtent Valérie Trierweiler et Carla Bruni-Sarkozy à l’Etat ?
Carla Bruni-Sarkozy et Valérie Trierweiler. (Reuters)
Image Sébastien Tronche

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GROS SOUS - Combien coûte à l’Etat la Première dame ? C’est la question écrite – "adressées aux ministres dans le but soit d’obtenir des éclaircissements sur des points particuliers de la législation, soit de faire préciser un aspect de la politique du Gouvernement", comme la définit l’Assemblée nationale - posée le 12 mars 2013 par le député UMP Guillaume Larrivé aux services du Premier ministre. 

Alors que Matignon avait deux mois pour répondre, la réponse a été publiée au Journal Officiel le 30 avril 2013. Et livre l’ensemble des coûts engendrés par les services mis à disposition de Valérie Trierweiler.

Cinq collaborateurs sont affectés au service de Madame Valérie Trierweiler : deux agents contractuels et trois fonctionnaires mis à disposition de la Présidence de la République. Le total des rémunérations mensuelles nettes de ces cinq personnes est de 19 742 €.

Mais les services de Jean-Marc Ayrault ont intentionnellement développé plus avant encore la réponse apportée à l’élu de l’Yonne, proche de Brice Hortefeux et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires juridiques et institutionnelles à la présidence de la République.

La réponse précise ainsi, "à titre de comparaison", ce que coûtait à l’Etat "la Première Dame en janvier 2012". Soit avant que François Hollande n’arrive à l’Elysée. 

Est donc visée explicitement Carla Bruni-Sarkozy, pour laquelle "huit collaborateurs étaient affectés", contre cinq à Valérie Trierweiler. 



Capture d'écran de la page consacrée à Valérie Trierweiler sur le site de l'Elysée.

Et Matignon de bien souligner les montants, plus élevés, de l’époque Sarkozy :

A titre de comparaison, huit collaborateursétaient affectés au service de la Première Dame en janvier 2012 pour une rémunération mensuelle nette globale de 36.448 €.

Pour enfoncer le clou, les services de Jean-Marc Ayrault ajoutent une information supplémentaire : le coût du site Internet externe à celui de l’Elysée développé pour la femme de Nicolas Sarkozy.

A celle-ci s'ajoutaient tous les mois les facturations de deux prestataires externes assurant pour la Première Dame la gestion d'un site internet pour un montant de 25 714 €, soit une dépense mensuelle totale de plus de 60 000 €.

Valérie Trierweiler dispose elle d’une page sur le site Elysee.frà propos de laquelle Guillaume Larrivé avait posé la question de la justification, demandant au nom de quels textes la Première Dame bénéficie d’une présence en ligne sur le site de la présidence. 

Réponse de Matignon

Le statut de la Première Dame ne fait l'objet d'aucune disposition écrite qu'elle soit d'ordre constitutionnel, législatif ou réglementaire.

Et de préciser que l’usage, qui a entraîné ce statut particulier, "est une information due" aux citoyens, "notamment via Internet", et que la présence d’une biographie et des activités de la Première dame sur le site de la présidence de la République remonte à 1999. Quand Jacques Chirac et Bernadette logeaient au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré.

BONUS TRACK : SO-LI-DA-RI-TE ?

Au même moment où Matignon répondait au député UMP sur ce que coûte Valérie Trierweiler à l’Etat, un écho du Point du 2 mai rapporte "la solidarité des premières dames".



Citée par l’hebdomadaire, la compagne de François Hollande relate comment s’est déroulée l’entrevue d’une dizaine de minutes qu’elle a eu avec sa devancière lors de la passation de pouvoir à l’Elysée.

Ainsi Valérie Trierweiler raconte à propos de Carla Bruni-Sarkozy :

Elle était très émue, triste et soulagée. Elle a pleuré trois fois, me disant combien sa vie avait été pénible pendant quatre ans à l’Elysée.

 

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