Comment les écolos peuvent-ils conserver leur groupe au Sénat ?

Publié à 15h32, le 12 février 2016 , Modifié à 15h48, le 12 février 2016

Comment les écolos peuvent-ils conserver leur groupe au Sénat ?
Jean-Vincent Placé au Sénat © JOEL SAGET / AFP

#LaQuestionCon - Il est des questions que personne ne se pose, jusqu'à ce que quelqu'un se les pose. Le monde réalise alors qu'il aurait dû se les poser avant. Le Lab se dévoue donc en consacrant cette chronique à ces interrogations essentielles.

Aujourd'hui : Comment les écolos peuvent-ils conserver leur groupe au Sénat ?

Eh oui. Jean-Vincent Placé ayant été nommé jeudi 11 février secrétaire d'État à la Réforme de l'État, il va abandonner son siège de sénateur de l'Essonne et de président du groupe écologiste au Sénat. Il sera remplacé par le communiste Bernard Vera. Dans les faits, le groupe écolo à la chambre haute ne va donc compter plus que 9 membres. Or, selon le règlement du Sénat, chaque groupe doit compter au moins 10 membres. "Cette condition garantit une représentativité minimum des groupes, tout en évitant une trop grande dispersion des votes", peut-on lire.

Mais cela ne signifie pas pour autant que le groupe va disparaître. La sénatrice Esther Benbassa, pas inquiète pour un sou, explique ainsi au Lab :

"

Le PS va nous envoyer quelqu’un. Tuer un groupe, ça ne sert à rien, je n’en vois pas l’intérêt politique. On continuera à être un groupe technique.

 

"

Une idée que confirme un sénateur PS au Lab. "Sur le papier, le groupe devrait disparaître avec le départ de Placé. Après, on peut aider EELV à trouver un sénateur non inscrit pour conserver leur groupe", dit-on.

En résumé, la survie du groupe écolo au Sénat dépend du bon vouloir du Parti socialiste. Si la rue de Solférino "aide" EELV à rapatrier dans ses rangs un sénateur non-inscrit, le groupe se maintiendra. Aujourd'hui, la chambre haute compte six élus ne figurant sur la liste d'aucun groupe.

Voilà, vous savez tout. De rien.

C’était très intéressant.

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