Daniel Cohn-Bendit explique qu'avoir 150 députés FN à l'Assemblée nationale, c’est "désagréable" mais ce n'est pas grave

Publié à 11h17, le 15 mars 2016 , Modifié à 11h17, le 15 mars 2016

Daniel Cohn-Bendit explique qu'avoir 150 députés FN à l'Assemblée nationale, c’est "désagréable" mais ce n'est pas grave
Daniel Cohn-Bendit © PASCAL GUYOT / AFP
Image Sébastien Tronche


C’EST LA VIE - La solution, pour Daniel Cohn-Bendit, ce n'est pas la manifestation mais la proportionnelle (ce qui est dommage pour la rime). L'ancien eurodéputé le répète à l'envi, et dans son livre Et si on arrêtait les conneries (éd. Fayard), coécrit avec Hervé Algalarrondo, et ce mardi 15 mars sur l'antenne de France Inter. Pour sortir d’un climat de défiance généralisée envers les politiques et sortir d’une certaine paralysie, Daniel Cohn-Bendit ne voit donc que la proportionnelle pour sortir de ce chaos.

"Est-ce la solution ? Je n’en sais rien", concède-t-il sur France Inter avant de développer son argumentation :

Aujourd’hui, on est dans un système politique qui marche sur la tête et il n’y a plus de majorité présidentielle. Si demain vous avez Marine Le Pen au deuxième tour, ce qui est possible, vous aurez un candidat, que ce soit Sarko, Hollande, Valls, Macron… Ces candidats qui gagneront n’auront pas une majorité présidentielle. Ils auront une majorité contre Marine Le Pen. A partir de là, il faudra faire un gouvernement - et Chirac ne l’a pas fait en 2002 - à l’image de cette majorité.

"La proportionnelle a quelque chose de désagréable", reconnaît l’ancien eurodéputé, admettant que la proportionnelle, que l’on imagine intégrale dans son esprit, permettra une entrée en nombre d’élus FN à l’Assemblée nationale. Mais "c’est la vie", lâche-t-il simplement :



Il y aura 150 députés du FN. C’est la vie.

Cela devrait permettre, selon lui, aux "gens sensés d’un côté comme de l’autre" de "trouver des compromis pour mettre la France sur les rails".

En 2012, le candidat Hollande avait promis d’introduire une part de proportionnelle aux élections législatives. Cela faisait partie de l’accord électoral conclu entre le PS et EELV, les écolos étant de farouches partisans de ce mode de scrutin, tout comme l’est le Modem, le Front de gauche ou encore le Front national. Mais cette promesse de campagne du chef de l’Etat semble aujourd’hui tombée aux oubliettes.

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