Les vertus de Twitter débattues à l'Assemblée

Publié à 18h12, le 04 octobre 2012 , Modifié à 08h55, le 05 octobre 2012

Les vertus de Twitter débattues à l'Assemblée
François Brottes (Assemblée nationale)

Dans les murs de l'Assemblée nationale ce jeudi 4 octobre, une discussion en séance publique sur la tarification progressive de l'énergie. Pas de quoi aborder l'usage des réseaux sociaux, a priori. 

Sauf que le rapporteur et député socialiste François Brottes a reproché au micro l'utilisation de Twitter par le député UMP Lionel Tardy : 

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J'ai du mal à lire les tweets que fait notre collègue Tardy en même temps qu'il est dans l'hémicycle, mais c'est vrai qu'il vit dans deux espaces différents. Alors que nous sommes sans difficulté audible et regardable par tous.

J'invite à ceux qui se contentent de lire des tweets de regarder la séance. Ils auront un avis beaucoup plus objectif.

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Quelques minutes plus tard, Lionel Tardy a pris la parole afin de défendre son utilisation de Twitter : 

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On est dans un débat public, on est dans la maison du peuple. N'en déplaise au rapporteur, Twitter est un outil extrêmement important dans le travail en commission, dans le travail en hémicycle. Il n'a peut être pas compris qu'on était passé à la démocratie 2.0, ça m'étonne de sa part.

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Pour l'élu de Haute-Savoie, cet outil permet aux Français d'avoir accès facilement aux travaux de l'Assemblée nationale et de générer un "débat de fond" : 

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Ca me permet d'intervenir dans toutes les commissions, sur des sujets sur lesquels je ne suis pas spécialiste. Ca permet à tous les Français d'avoir accès à l'Assemblée nationale, beaucoup de Français n'ont pas accès à leur député, ou a des groupes de lobbying.

Ca permet d'avoir un débat sur le fond. Beaucoup d'amendements que je vais défendre cet après-midi c'est des amendements qui m'ont été communiqués par Twitter, par internet, et je crois que ça va dans le bon sens.

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Le parlementaire UMP est de ceux qui partagent régulièrement leur activité à l'Assemblée sur Twitter. Jusqu'à tweeter un huis-clos en juin 2010, lors d'une audition de Raymond Domenech. "J’ai du mal à comprendre. Je ne vois pas l’intérêt du huis clos si on retrouve deux jours après les débats sur le site de l’Assemblée. Ça ne change rien. Pour l’audition de Raymond Domenech, on retrouvait tout ce qui avait été dit, à la virgule près !", avait-il déclaré à l'époque à Public Sénat

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