Fidel Castro : Ségolène Royal dénonce une "polémique déplacée" le jour des funérailles

Publié à 16h10, le 04 décembre 2016 , Modifié à 16h14, le 04 décembre 2016

Fidel Castro : Ségolène Royal dénonce une "polémique déplacée" le jour des funérailles
Ségolène Royal face aux critiques. © AFP

Ce dimanche 4 décembre, au réveil, de nombreux élus de tous bords ont constaté avec force étonnement que pendant la nuit, Ségolène Royal avait chanté les louanges du régime de Fidel Castro depuis Cuba, où elle assistait aux funérailles de l’ex-président cubain. Face au déferlement de réactions indignées, la ministre de l’Écologie a dénoncé une "polémique déplacée" auprès de l’AFP :

Je pense que cette polémique n'a pas lieu d'être. Le jour des funérailles, je pense qu'il y a un respect à avoir à l'égard de tout un peuple et de tout un pays qui est en train justement de s'ouvrir et d'évoluer.

La veille au soir, la numéro trois du gouvernement avait salué Fidel Castro comme "un monument de l'Histoire", rejetant les accusations de violations des droits de l'homme à son encontre. Dimanche, elle a expliqué, se présentant comme "une voix de la réconciliation, une voix de la paix"

Il faut s'écarter de tout dénigrement systématique, c'est aux historiens de faire le bilan de cette histoire. Je ne suis pas venue ici pour faire le bilan de la période de Fidel Castro, mais personne ne peut nier qu'il y a du négatif et du positif.

Interrogée sur les violations des droits de l'homme reprochées par l'ONU et l'opposition au régime cubain, Ségolène Royal a déclaré que "ce problème-là doit être réglé, effectivement", avant d'ajouter : "D'ailleurs, dans le cadre de l'accord entre l'Union européenne et Cuba, ce problème sera posé".

Ségolène Royal, s'est attirée dimanche une salve de critiques politiques pour avoir défendu à Cuba le régime castriste. C'est "tellement énorme" que c'est "pire" qu'une faute politique, d'autant que la ministre parlait "au nom de la France", a dénoncé François Bayrou en rappelant qu'en 2007, elle avait "fait l'éloge de la justice chinoise". Même la secrétaire d’État aux victimes Juliette Méadel, proche de Ségolène Royal, a fustigé ces propos : "Ma gauche à moi elle n’encense pas Fidel Castro car il est loin d’être un parangon de vertu démocratique".





 

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