Finalement, le calendrier de la primaire de la droite et du centre ne change pas

Publié à 08h46, le 21 décembre 2015 , Modifié à 08h54, le 21 décembre 2015

Finalement, le calendrier de la primaire de la droite et du centre ne change pas
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STATU QUO - Beaucoup de bruit pour rien. C’est un peu le sentiment laissé par le débat, ouvert par Christian Jacob et Eric Ciotti, sur un éventuel changement de calendrier pour la primaire de la droite et du centre. Les deux députés LR avaient testé leurs petits camarades pour tenter d’avancer la compétition à juin, avant l’été. A l’inverse, Bruno Le Maire et François Fillon (et dans une moindre mesure Alain Juppé) s’étaient opposés à une accélération du calendrier.

Finalement, comme le confirme Eric Ciotti à l’Opinion ce lundi 21 décembre, la primaire qui va désigner le candidat de la droite (et du centre ?) pour la présidentielle de 2017 sera bien organisée aux dates prévues à l’origine, soit les 20 et 27 novembre 2016. "Nous avons pris acte que l’avancement de la primaire ne se ferait pas", confie le député LR des Alpes-Maritimes au quotidien. Puis il ajoute, presque mesquin en mode "si y’a un problème, on vous avait prévenu" :

"

Mais nous aurons pris date. Si les choses tournent mal, il y a des gens qui l’auront dit.

"

Moqueur, et un peu troll, François Fillon avait émis des doutes sur la tenue d'une primaire en juin. Une date qui aurait empêché, selon lui, Nicolas Sarkozy d’assister aux matchs de l’Euro 2016 de football qui a lieu en France. Sympathique référence à l'escapade au Parc des Princes du président de LR en pleine soirée électorale du second tour des régionales. Troll, on vous dit.

Sinon dimanche, dans le JDD, le monsieur Primaire de LR, Thierry Solère, avait estimé possible d’avancer la primaire à avant l’été, tout en concédant que serait une difficulté supplémentaire. "Changer la date, c’est théoriquement possible, mais cela supposerait que tout le monde soit d’accord et qu’on se dote de moyens nouveaux", expliquait ce proche de Bruno Le Maire.

Finalement, rien ne changera. Les dates restent les mêmes et la Haute autorité mise en place va pouvoir s’atteler à l’organisation de ce scrutin.

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