Fleur Pellerin, sur le programme de surveillance PRISM: "Bien sûr que c’est inquiétant, mais …"

Fleur Pellerin, sur le programme de surveillance PRISM: 'Bien sûr que c’est inquiétant, mais …'
Fleur Pellerin, dans la cour de l'hôtel Matignon, en mars 2013 (photo MaxPPP)

UN PEU GENEE– "Bien sûr que c’est inquiétant, les informations dont on dispose pour l’instant sont inquiétantes. Maintenant, elles demandent à être confirmées … ", explique, ce lundi 10 juin, la ministre déléguée chargée du numérique et des PME, Fleur Pellerin, sollicitée par le Lab sur le dossier PRISM.
Ce programme, développé par l’Agence nationale de sécurité américaine, révélé par le Guardian et le Washington Post, permettrait aux autorités américaines d’accéder directement aux serveurs de sociétés telles que Google, Facebook, Twitter et Skype, pour surveiller les courriels, les discussions sur internet et des dossiers personnels d'utilisateurs.

"Je n’ai pas de commentaire à vous faire […] parce que j’attends d’en savoir plus", avait, dans un premier temps, cherché à éluder Fleur Pellerin, interrogée par le Lab ce lundi 10 juin, en marge de la présentation du plan sur l’éducation numérique de Vincent Peillon.

Au sujet d’une éventuelle demande d’informations complémentaire formulée  aux Etats-Unis, Fleur Pellerin a ajouté:

Je crois que c’est du ressort du Quai d’Orsay […]  ou du ministère de la Défense, pour l’instant.On n’a pas tellement eu d’échanges interministériels sur ce sujet.

Relancée pour commenter la prise de position de la commission européenne qui, par la voix de la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, s’était déclarée, vendredi, "préoccupée", Fleur Pellerin a ensuite développé :

Bien sûr que c’est inquiétant. Les informations dont on dispose pour l’instant sont inquiétantes. Maintenant, elles demandent à être confirmées, pour l’instant, on n’a pas de confirmation.

Fleur Pellerin ajoute que "les entreprises concernées se sont défendues d’avoir entendu parler de ce programme ou d’y avoir collaboré", avant de conclure : "Je crois que c’est beaucoup trop tôt pour se forger une opinion sur le sujet."

Contacté par le Lab, le Quai d'Orsay, et notamment David Martinon, nouveau représentant spécial pour la France dans les négociations internationales sur le numérique, n'ont pas souhaité répondre à notre sollicitation.