Hollande, ministres, PS : les griefs des députés socialistes au grand jour

Publié à 07h34, le 23 avril 2013 , Modifié à 08h00, le 23 avril 2013

Hollande, ministres, PS : les griefs des députés socialistes au grand jour
Photo Maxppp.

CREVER L’ABCES – Le mal-être des députés socialistes est palpable. Pour y remédier, un séminaire extraordinaire de la majorité PS à l’Assemblée nationale était organisé lundi, et devrait se poursuivre en réunion de groupe, ce mardi 23 avril, jour J du vote du mariage homosexuel. 

Face au Premier ministre Jean-Marc Ayrault et à une grosse poignée de ministres, les élus PS du Palais Bourbon ont fait part de leurs doléances et exprimer leur "forme de souffrance au travail". Et pas un échelon de la majorité n’échappe à leurs critiques.

>> François Hollande et l’Elysée

"L’Elysée n’a pas échappé aux reproches", écrit ce mardi Le Parisien qui cite le député de Paris Christophe Caresche, soucieux de plus de proximité entre les députés et le chef de l’Etat.

Ainsi déclare-t-il :

Ce serait bien de voir le président de temps en temps. On n’est pas obligés de les mettre en scène comme le faisait Sarkozy mais, dans un quinquennat, ces rencontres sont une nécessité.

Et un autre député, en off, de "pester" :

Dans ce pays, tout le monde peut voir Hollande, sauf nous.

Jean-Christophe Cambadélis, sniper du PS, même contre son camp, ne cesse de réclamer ce genre de réunions de coordination entre l’executif et les parlementaires. 

Seront-ils entendus par l’Elysée ?

>> Le gouvernement et les "technocrates"

Principalement dans le viseur des députés : les ministres et leurs administrations. Ils leur reprochent d’être noyautés "par les technocrates", comme l’écrit Libération de ce 23 avril.

"Les ministres ont pris cher sur la question de la considération, ceux qui ne disent pas bonjour", explique un député au quotidien qui liste les doléances faites aux membres de l’équipe gouvernementale :

- "pas assez à l’écoute"

- "pas de réponses à leurs questions écrites"

- "manque de consultation avec les rapporteurs"

>> Harlem Désir et le PS

Dernier angle d’attaque des députés PS désabusés : le Parti socialiste et son patron, Harlem Désir.

Et même si le lien avec le parti n’était pas la priorité de l’ordre du jour – "on s’occupera du PS plus tard", explique un élu à Libération–, les langues se sont déliées sur le sujet.

Ainsi le député PS du Puy-de-Dôme, Jean-Paul Bacquet, cité par Libération

Je dis bonjour à notre Premier secrétaire et j’aimerais pouvoir le faire le plus souvent à l’Assemblée.

En cause ? L’absence régulière d’Harlem Désir aux réunions de groupe hebdomadaire du groupe SRC. Un moment pivot de l’agenda parlementaire de la majorité.

 

Du rab sur le Lab

PlusPlus