Jean-Christophe Cambadélis craint l’émergence en France "d’un mouvement comme Podemos"

Publié à 07h17, le 26 mai 2015 , Modifié à 08h49, le 26 mai 2015

Jean-Christophe Cambadélis craint l’émergence en France "d’un mouvement comme Podemos"
Jean-Christophe Cambadélis. © AFP.
Image Sébastien Tronche


Après Syriza en Grèce, c’est Podemos qui a le vent en poupe en Espagne, donnant quelques idées à la gauche radicale française. Mais les récents succès du mouvement espagnol lors des élections municipales et régionales donnent des sueurs froides à Jean-Christophe Cambadélis.

Le Premier secrétaire du PS, favori pour sa propre succession après la victoire de sa motion, la A, lors du vote pré-congrès socialiste, espère obtenir un score "entre 70% et 72%", jeudi 28 mai face à Christian Paul, comme il le confie à L’Opinion de ce mardi 26 mai.

Mais surtout, face à la désaffection militante qui touche le PS, Jean-Christophe Cambadélis craint l’émergence d’un Podemos à la française. Il explique :

Nous avons perdu 40 000 militants en trois ans. Notre défi est maintenant de se réapproprier le terrain. Partout. A tous les échelons, pour ne pas être à la merci en France d’un mouvement comme Podemos.

Cette crainte, le député de Paris l’exprime au lendemain du souhaite formulé par l’ancien frondeur rallié à la motion A, l’aubryste Jean-Marc Germain, qui veut "faire Syriza et Podemos"… "à l’intérieur du PS".

Mieux vaut, pour le patron de Solférino, un tel mouvement interne qu’externe. Déjà interpellé sur le risque de voir naître un mouvement de gauche radicale comme en Espagne ou en Grèce au moment de la victoire électorale d’Alexis Tsipras et de Syriza, Jean-Christophe Cambadélis avait mis en garde contre "le fantasme d’un Syriza français" et "le risque d’un 21 avril aggravé".

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