Jean-Luc Mélenchon qualifie le directeur de l'Express Christophe Barbier de "militant proche de l'extrême-droite"

Publié à 20h14, le 04 septembre 2013 , Modifié à 20h47, le 04 septembre 2013

Jean-Luc Mélenchon qualifie le directeur de l'Express Christophe Barbier de "militant proche de l'extrême-droite"
Capture d'écran France 5.

Moment de tension sur le plateau de C à vous, sur France 5, ce 4 septembre. Jean-Luc Mélenchon est invité à regarder un magnéto réunissant plusieurs intervieweurs politiques parler de lui. Parmi eux, Christophe Barbier, directeur du magazine L'Express. Invité à dire quel animal pourrait être Jean-Luc Mélenchon, Christophe Barbier répond "un chien: ça aboie très fort un chien." Visiblement, l'ancien candidat à la présidentielle goûte bien peu cette comparaison. 

Il nie la qualité de journaliste de Christophe Barbier et le qualifie de militant d'extrême-droite :

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Les gens ne savent pas, ils regardent, ils se disent 'c'est des journalistes', non. Barbier est un militant politique très proche de l'extrême-droite. 

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"Vous ne pouvez pas dire ça", l'interrompt Patrick Cohen. "Si, si, si", continue Jean-Luc Mélenchon: "je peux, j'ai le droit quand même !" L'intervieweur de l'émission l'accuse alors de diffamation. Jean-Luc Mélenchon défend alors la liberté d'expression :

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On ne peut rien dire, et voilà. Ne me posez pas de question !

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Mais Patrick Cohen ne lâche pas le morceau. Jean-Luc Mélenchon fait mine de rendre les armes, tout en ironie :

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Bravo. Vous avez raison, je vous donne raison. Bravo. on ne peut rien dire. On ne peut rien dire sans soulever votre sainte colère. Ça me fait de la peine, vous allez mal manger après, vous allez avoir l'estomac aigri. 

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Jean-Luc Mélenchon explique ensuite pourquoi il se permet un tel qualificatif, rappelant un éditorial de mars 2012 intitulé "Pour en finir avec Mélenchon" :

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Combien de fois avez-vous vu un éditorialiste s'en prendre à un homme politique dans une campagne électorale en disant 'il faut en finir", avec des mots aussi violents que ceux qui ont été utilisés contre moi, qui sont pris directement dans le vocabulaire de l'extrême droite ? Admettez que je finisse par trouver ça excessif.

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Jean-Luc Mélenchon rappelle alors une couverture du magazine qui avait fait polémique à l'époque :

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C'est quand même lui qui a inventé la une de l'Express où l'on voit des gens avec un voile sur la tête aller aux allocations familiales ! Ça, c'est la propagande de l'extrême droite ! 

L'extrême droite, c'est pas une injure, c'est une ligne politique. 

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Jean-Luc Mélenchon ne porte pas, et depuis longtemps, L'Express dans son coeur. En mai 2012, il s'était attaqué au titre, assurant que L'Express et Le Parisien sont "proches du FN". Il avait également refusé la présence d'un journaliste de l'hebdomadaireà un déjeuner auquel il avait convié plusieurs journalistes.

Bonus track : la photo de Hollande ? "Normal"

La photographie peu flatteuse de François Hollande retirée de ses serveurs par l'AFP ?  "Très ressemblant", juge Jean-Luc Mélenchon dans la même émission :

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C'est tout à fait lui, ça. C'est très rassemblant.

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Jean-Luc Mélenchon trouve même qu'il subit un traitement bien moins clément à son égard :

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J'ai vu pire ! Je vais vous montrer des photos peu flatteuses, la prochaine fois que vous m'invitez je viens avec des photos de moi, vous verrez.

Vous n'avez qu'à acheter Le Monde, à chaque fois qu'il y a une photo de moi on dirait Dracula. Non, c'est pas Dracula, c'est moi !

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Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la photographie de François Hollande :

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Il est bien, là, je trouve. Je le trouve dans son état normal. 

Pour une fois que je dis un truc agréable vous n'êtes pas contents ! 

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Et Jean-Luc Mélenchon d'assurer qu'il n'y a là aucun second degré dans ses paroles.

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