Jean-Luc Mélenchon refuse la présence d'un journaliste de l'Express et fait annuler un déjeuner informel

Publié à 18h45, le 18 juin 2013 , Modifié à 18h45, le 18 juin 2013

Jean-Luc Mélenchon refuse la présence d'un journaliste de l'Express et fait annuler un déjeuner informel
27 mai 2013, à Madrid (Espagne) (Maxppp).

PERSONA NON GRATA - Jean-Luc Mélenchon et Benjamin Sportouch, journaliste à L'Express ne se connaissent pas. Ils ne se sont jamais rencontrés. Le second n'a même jamais écrit une ligne sur le premier. Mais Jean-Luc Mélenchon ne voulait pas de sa présence à sa table, lors d'un déjeuner informel avec des journalistes prévu le 14 juin dernier. Les autres journalistes invités ont, du coup, "par solidarité", annulé leur déjeuner avec le co-président du Parti de gauche.

C'est ce qu'affirme l'hebdomadaire sur son site. Une information qui étonne au sein de la rédaction du journal. Ce déjeuner était même prévu "depuis environ un mois", nous confirme-t-on en interne. Et ce membre de la rédaction de nous confirmer que des déjeuners de ce type sont régulièrement organisés avec tous types d'hommes et de femmes politiques, sans problème jusque-là. L'Express raconte néanmoins les relations tendues -mais subies- qu'entretient sa rédaction avec l'ancien candidat à la présidentielle, notamment depuis les dernières législatives :

"

En 2012, celui qui se présentait aux législatives dans le Pas-de-Calais avait insulté personnellement, sur un marché, un autre journaliste de L'Express, lui intimant l'ordre de retourner à Paris.

"

Voilà bien un point sur lequel se rejoignent les deux parties: Jean-Luc Mélenchon ne porte pas L'Express dans son coeur. Même s'il "n'a pas de problème particulier avec ce journaliste", la publication sur le site de L'Express d'une telle information "n'arrangera en rien les choses", confie au Lab l'entourage du co-président du Parti de gauche. 

Et ce membre de la garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon de renvoyer Le Lab à son blog pour en savoir plus. Le 28 mai 2012, il accusait notamment l'hebdomadaire, ainsi que Le Parisien, d'être proches de l'extrême-droite :

"

En tête du classement de ceux qui inventent la moitié de leurs informations en vue de recueillir l’autre moitié, les journaux proches du Front national du fait de leurs lecteurs : « Le Parisien » et « L’Express ».

"

Du rab sur le Lab

PlusPlus