L'apologie de Jean-Marie Le Pen par Bruno Gollnisch sur fond de défense de la liberté d'expression

Publié à 09h24, le 09 avril 2015 , Modifié à 10h00, le 09 avril 2015

L'apologie de Jean-Marie Le Pen par Bruno Gollnisch sur fond de défense de la liberté d'expression
Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen © BERTRAND GUAY / AFP

S'il ne doit en rester qu'un, ce sera lui. Bruno Gollnisch reste l'un des rares, au Front national, à défendre Jean-Marie Le Pen, poussé vers la sortie par Marine Le Pen et beaucoup de membres de la direction du FN. Il le refait, ce jeudi 9 avril, sur RMC, arguant que, de toute façon, on ne peut plus rien dire aujourd'hui.

Celui qui, longtemps, a fait figure de successeur désigné à Jean-Marie Le Pen, s'étonne donc qu'un journaliste puisse poser une question sur les chambres à gaz si on ne peut pas débattre du sujet.

Il dit :

 

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Aussitôt après votre émission, comme un concert de pleureuses, monsieur Cazeneuve, monsieur Valls, madame Taubira, etc. ont annoncé des poursuites pénales. Si ces sujets ne sont pas libres, les journalistes ne devraient pas pouvoir poser de questions. Si vous posez une question, c'est donc que l'on peut répondre, que l'on peut débattre. […] Je constate avec regret qu'en France, qui se veut le pays de la liberté d'expression, cette liberté d'expression se réduit comme une peau de chagrin.

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Et Bruno Gollnisch de défendre, comme Jean-Marie Le Pen, le maréchal Pétain. Et, pour ce faire, il se réfère à… Éric Zemmour. Non, Philippe Pétain n'était pas un traître à la Nation. 

Il explique :

 

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Il a été condamné parce qu'on lui a reproché dans un procès politique, dans l'ambiance incroyable de l'époque, d'avoir préparé la défaite de la France. Plus aucun historien sérieux ne pense cela. Et votre collègue Éric Zemmour, qui est un homme je crois d'un jugement assez sain, a lui-même tempéré ce jugement.

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Vu comme ça, pour Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen "a toute sa place" au FN. Et ne doit donc pas partir. L'exclusion du président d'honneur du FN est "une hypothèse qu'il ne veut même pas imaginer", ajoute-t-il. Une position pas vraiment partagée en ce moment à la direction du Front national. 

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