Laurent Wauquiez assume de vouloir droitiser Les Républicains

Publié à 07h18, le 21 juin 2017 , Modifié à 07h18, le 21 juin 2017

Laurent Wauquiez assume de vouloir droitiser Les Républicains
Laurent Wauquiez © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Image Sylvain Chazot


Laurent Wauquiez est plutôt content : les législatives passées, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes peut se concentrer sur l'essentiel pour lui, à savoir la lutte pour prendre la tête du parti Les Républicains.

Tout le monde ne voit pas ça d'un très bon œil, et notamment Valérie Pécresse. La présidente d'Île-de-France "n’accepte pas l’idée que, face à Emmanuel Macron, il ne reste plus qu’une droite incarnée par Laurent Wauquiez", faisait savoir son entourage à L'Opinion fin mai. Comprendre : Valérie Pécresse ne veut pas voir son parti se droitiser une fois de plus. "Elle veut défendre autre chose, une droite authentique, dans laquelle des juppéistes, des fillonistes, des lemairistes peuvent se reconnaître", ajoutait-on.

Accuser de vouloir droitiser LR, Laurent Wauquiez assume totalement. Interrogé par Le Parisien ce mercredi 21 juin, l'autoproclamé héritier de Nicolas Sarkozy ne veut pas encore dire qu'il brigue la présidence de LR. En revanche, il admet totalement qu'il faut pousser la barre à droite dans son camp. "Que répondez-vous à ceux qui vous soupçonnent, comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, de vouloir droitiser le parti ?" lui demande Le Parisien. Et voici la réponse de Laurent Wauquiez :

Ce serait une profonde erreur de croire que, quand la droite défend ses valeurs, elle s’isole. Au contraire, quand elle assume ses convictions, elle rayonne et elle rassemble. Que chacun arrête les caricatures. On n’a pas besoin de rancœur et d’agressivité.

Le modèle reste Nicolas Sarkozy, "ce qu’il a réussi à faire en 2007 avec une droite qui parle à tout le monde, une droite forte sur ses convictions et en même temps rassembleuse et très présente sur les thématiques populaires", avance Laurent Wauquiez, oubliant peut-être que la campagne très à droite de 2012 s'est, elle, soldée par un échec...

Pas grave. Laurent Wauquiez assume. Mais il n'est pas encore prêt à franchir le Rubicon. "Je ne ferai jamais d’alliance avec Mme Le Pen, et jamais de compromis avec le FN. J’assume même de vouloir faire revenir parmi nous les électeurs qui à un moment sont partis vers le Front national du fait des lâchetés de la droite", jure-t-il. 

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