Laurent Wauquiez estime que la crise au FN est tout bénef’ pour lui et lui "ouvre un espace"

Publié à 07h36, le 22 septembre 2017 , Modifié à 07h36, le 22 septembre 2017

Laurent Wauquiez estime que la crise au FN est tout bénef’ pour lui et lui "ouvre un espace"
Laurent Wauquiez. © AFP
Image Sébastien Tronche


"Au fond, quand on regarde la pensée, c’est très daté et ce n’est pas renouvelé. Il nous refait la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 mais 2007, c’était il y a 10 ans." Ces propos, dans la bouche du secrétaire d’Etat ex-LR Jean-Baptiste Lemoyne, résonnent comme une critique envers Laurent Wauquiez. Mais pour l’intéressé, favori pour la présidence de LR, ce pourrait être un compliment puisque le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes revendique cette stratégie. Et plus encore depuis le départ de Florian Philippot du Front national.

Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 22 septembre, Laurent Wauquiez se réjouit de la crise au FN. Une crise qui valide sa ligne droitière, pense l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy :

La crise au Front national valide complètement ma stratégie.

Laurent Wauquiez estime que cette division de l’extrême droite lui ouvre le même espace que celui dans lequel s’est infiltré Nicolas Sarkozy en 2007 quand il avait récupéré une partie du vote frontiste pour l’emporter à la présidentielle :

Ça ouvre un espace… Ma conviction, c’est que s’ouvre le même espace que celui pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Surtout, cela "crée une attente tournée vers la droite", poursuit Laurent Wauquiez qui assume de vouloir récupérer les voix parties au FN. "Je veux qu’on soit capable de ramener à nous ceux que nous avons déçus et qui ont voté pour le FN", confie-t-il.

C’est dans cette optique de faire revenir vers LR des gens partis au FN que Laurent Wauquiez revendique également son côté "identitaire", qualificatif souvent accolé à l'extrême droite. "On me dit que je suis la droite identitaire ! Mais depuis quand parler d’identité ou dire que ce sont aux étrangers de s’adapter à la France et pas l’inverse serait un gros mot ?" s’interroge, de manière rhétorique, Laurent Wauquiez.

Une ligne très critiquée à droite où beaucoup craignent de voir cette ligne "identitaire" l’emporter. Au point de menacer de quitter le parti. En juillet, Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics et futur ex-LR rallié à La République en marche (il est candidat en position non éligible sur une liste LREM aux sénatoriales), estimait quant à lui que cette "ligne identitaire de Laurent Wauquiez est mortifère".

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