L'avis de Nicolas Sarkozy sur François Fillon : "C'est Sarko sans Sarko"

Publié à 15h38, le 27 novembre 2016 , Modifié à 16h22, le 27 novembre 2016

L'avis de Nicolas Sarkozy sur François Fillon : "C'est Sarko sans Sarko"
Nico... pardon, François Fillon. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Image Etienne Baldit


#AnalyseNS - Qu'il s'agisse de le qualifier de "collaborateur" ou au contraire de louer ses qualités de Premier ministre, de le traiter "d'eunuque" ou de lui apporter un soutien indéfectible, l'avis de Nicolas Sarkozy au sujet de François Fillon est généralement très remarqué. On met une petite pièce sur le fait que cela sera une nouvelle fois le cas ce dimanche 27 novembre, jour de second tour de la primaire de la droite.

Le JDD nous apporte en effet cette nouvelle analyse signée de l'ancien chef de l'État et relative à la personnalité du nouveau favori de la course. Une phrase qui date de dimanche dernier, prononcée devant ses proches après sa sèche élimination au premier tour :

Au fond, Fillon, c'est Sarko sans Sarko

Certains dans "l'entourage" de François Fillon lui-même partagent semble-t-il cette vision des choses. Samedi, c'est Le Parisien qui rapportait ce commentaire anonyme venu de l'équipe filloniste :

C'est du Sarkozy, mais sans les outrances et les caricatures.

Idéologiquement, l'un serait donc "au fond" équivalent à l'autre, seuls le caractère et la façon de faire et de s'exprimer les différenciant. Chacun - en particulier parmi les diverses écuries à droite - en tirera probablement des conclusions très éloignées...

Cela rejoint en tout cas une autre analyse de Nicolas Sarkozy postérieure à sa défaite à la primaire. "En votant pour [Fillon], les gens ont un peu voté pour mon bilan", avait-il expliqué, s'attribuant une partie de cette victoire. 







[BONUS TRACK] Enough is enough

Dans le même article, on trouve cette autre confidence de Nicolas Sarkozy au sujet de la question de David Pujadas sur le supposé financement libyen de sa campagne de 2007, à laquelle il avait répondu par un cinglant "Quelle indignité. Nous sommes sur le service public. Vous n’avez pas honte ?" L'ex-chef de l'État explique les raisons de son énervement :



Ça a été pour moi la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Une référence aux très nombreux articles de presse parus sur le sujet dans les dernières semaines de la campagne, à la suite de nouvelles révélations du Monde et de Mediapart.





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