Le départ du PS du député frondeur Philippe Noguès pourrait en entraîner d’autres

Publié à 06h52, le 25 juin 2015 , Modifié à 06h52, le 25 juin 2015

Le départ du PS du député frondeur Philippe Noguès pourrait en entraîner d’autres
© AFP

Dix de chutes. C’est le nombre d’unités qu’a perdu le groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de 2012. Et cela pourrait ne pas s’arrêter là. Car le départ du Parti socialiste ainsi que du groupe parlementaire de Philippe Noguès, un frondeur, pourrait en entraîner d’autres alors qu’un des leurs, Pouria Amirshahi tente de lancer un mouvement citoyen inspiré de Podemos en Espagne. "Noguès veut construire avec moi ce mouvement commun", assure au Parisien de ce jeudi 25 juin celui qui discute également régulièrement avec l’écolo Cécile Duflot.

Le député PS Patrice Prat, très proche d’Arnaud Montebourg, confie au Parisien ne pas écarter la possibilité d’aller voir ailleurs qu’au PS s’il y est. Il déclare à propos de ses hésitations, et alors que, pour la première fois, les frondeurs ont évoqué il y a une grosse semaine la possibilité de créer un groupe parlementaire dissident :

Moi-même, je n’écarte rien aujourd’hui car je me reconnais de moins en moins dans ce groupe. C’est en train de se précipiter.

Ce que reprochent ces frondeurs : ne pas pouvoir peser de l’intérieur sur la ligne économique du gouvernement incarnée par la ligne Valls-Macron. Mais ils pestent également contre le caporalisme du groupe SRC présidé par Bruno Le Roux. Un Bruno Le Roux qui tente de minimiser le départ de Philippe Noguès et va jusqu’à s’en féliciter. "Ce départ, c’est un pas vers une meilleure clarté", veut ainsi croire le chef de file des députés PS et proche parmi les proches de François Hollande.

Mais cette possible division des frondeurs handicape leur lutte interne à Solférino. Moins ils seront, moins ils pèseront. Ce que résume le frondeur PS du 93, le député Mathieu Hanotin :

Ce n’est pas la bonne décision. On est fort collectivement, et pas tout seul.

[BONUS TRACK] Le tweet énigmatique de Christian Paul

Il était devenu le leader de la fronde en étant le premier signataire de la motion B pour le congrès PS de Poitiers. Chef de file de la fronde également au Parlement, le socialiste et (ex ?) proche de Martine Aubry Christian Paul a réagi sur Twitter au départ de Philippe Noguès du groupe PS ainsi qu’à une interview offensive de Bruno Le Roux à Paris Match (dans laquelle il dit n’avoir "pas besoin des frondeurs" et ne "jamais rencontrer sur le terrain le moindre rejet") :

Ce à quoi Bruno Le Roux lui a répondu :

Du rab sur le Lab

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