Le manque total d’autorité de LR envers Gérald Darmanin et ses camarades Macron-compatibles

Publié à 19h19, le 03 octobre 2017 , Modifié à 19h32, le 03 octobre 2017

Le manque total d’autorité de LR envers Gérald Darmanin et ses camarades Macron-compatibles
© AFP
Image Amandine Réaux


Le feuilleton des sanctions du parti Les Républicains contre ses membres Macron-compatibles aurait dû prendre fin ce mardi 3 octobre. Ce fut le cas pour l’un d’entre eux, Gérald Darmanin. Enfin, seulement l’espace d’une heure et huit minutes. Car après avoir exclu l’actuel ministre de l’Action et des comptes publics, le bureau politique est revenu sur sa décision en lui accordant un délai de huit jours pour "s’expliquer".

17h44 : une alerte AFP informe que "le ministre Gérald Darmanin [est] exclu du parti Les Républicains pour dissidence électorale", en raison de "sa présence [en position non éligible, NDLR] sur la liste sénatoriale En Marche dans le Nord, conduite par un ancien socialiste", comme l’indiquent à l’agence "des sources concordantes".

18h29 : on apprend par le même biais qu’Édouard Philippe, Sébastien Lecornu, Thierry Solère et Franck Riester écopent d’une sanction moins sévère. Ils ont huit jours pour "s'expliquer" avant exclusion de leur parti.

18h52 : coup de théâtre. Finalement, le bureau politique de LR décide d’accorder aussi huit jours de délai à Gérald Darmanin avant exclusion.

Gérald Darmanin qui, rappelons-le, pense le *plus grand bien* de LR, un parti qui appartient à "l'ancien monde".

Un courrier de la direction de LR a été adressé "à Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère, pour leur permettre de s'expliquer", le BP ayant décidé "à l'unanimité que sans réponse de leur part d'ici huit jours, leur départ des Républicains serait acté", a indiqué la direction de LR à l'AFP.

Cet été, le bureau politique de Les Républicains avait déjà tergiversé en suspendant de leurs fonctions six responsables LR Macron-compatibles (Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, le questeur de l'Assemblée nationale Thierry Solère et le coprésident du groupe des députés Constructifs Franck Riester). Depuis, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a rejoint La République en marche. Une situation qui évite fatalement ce genre d'imbroglios.





[BONUS TRACK]

En juillet, Thierry Solère avait fait savoir qu'il déposerait un recours si le bureau politique l'excluait, rappelant que la commission des recours comptait parmi ses membres Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Gilles Boyer.

Ce dernier, conseiller d'Édouard Philippe à Matignon, ne s'est d'ailleurs pas privé de le rappeler par un trolling (de niveau expert, le Lab doit le reconnaître). Ce proche d'Alain Juppé a ainsi modifié sa bio Twitter en se présentant comme "membre de la commission des recours de Les Républicains".





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