Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux est blacklisté en Azerbaïdjan (comme en Russie)

Publié à 11h39, le 14 décembre 2016 , Modifié à 11h39, le 14 décembre 2016

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux est blacklisté en Azerbaïdjan (comme en Russie)
Bruno Le Roux. © AFP

Qui veut bien accueillir Bruno Le Roux, si ce n’est Bernard Cazeneuve dans son gouvernement ? Car l’ex-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, désormais ministre de l’Intérieur, est indésirable dans plusieurs pays du globe.

Après avoir été placé sur la liste noire des personnalités européennes dressée par Moscou, faisant de lui une persona non grata en Russie, Bruno Le Roux est aussi malvenu en Azerbaïdjan. Comme l’a relayé le site Armenews.com, le désormais premier flic de France est interdit d’entrée dans ce pays du Caucase. Une information confirmée au Lab par le député UDI François Rochebloine, président du cercle d’amitié France-Karabagh, "depuis longtemps blacklisté", s'amuse-t-il.

La raison de cette interdiction de territoire ? Un voyage parlementaire effectué par Bruno Le Roux, alors président du groupe socialiste, au Haut-Karabagh en 2015. Ce qui fait de lui une personnalité blacklistée par l’Azerbaïdjan pour s’être rendu dans cette région sans l’autorisation de Bakou. Le député PS Jean Launay, qui était de la petite escapade, est "dans la même situation que Bruno Le Roux", dit-il au Lab, et "assume totalement ce déplacement et les conséquences diplomatiques décidées par les autorités de l’Azerbaïdjan".

Le porte-parole du ministère azéri, Hikmet Hajiyev, a ainsi rappelé que quiconque visite "les territoires occupés de l’Azerbaïdjan" sans autorisation, viole les "lois, l’intégrité territoriale et la souveraineté" du pays, rapporte Armenews. "La loi est la même pour tous et tous sont égaux devant la loi", a ajouté Hikmet Hajiyev, cité par les agences de presse azéries.

"Grand comme un département français, le Haut-Karabakh, province arménienne rattachée à l’Azerbaïdjan en 1921 par Staline, a proclamé son indépendance lors de la chute de l’URSS, en 1991. Depuis, ce territoire est le théâtre d’un conflit entre Arméniens et Azerbaïdjanais. Après trois ans de guerre (1991-1994), un cessez-le-feu est signé en mai 1994 par Erevan, Bakou et Stepanakert, capitales de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la République du Haut-Karabakh", écrivait Le Monde en mai 2016 à propos du conflit qui se poursuit entre cette république autoproclamée et l’Azerbaïdjan.

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