Le responsable des Jeunes de la Droite Populaire de l'Hérault rejoint le FN

Publié à 18h48, le 29 mai 2015 , Modifié à 19h47, le 29 mai 2015

Le responsable des Jeunes de la Droite Populaire de l'Hérault rejoint le FN
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Ça n'arrête plus. Une semaine après Sébastien Ausserre, ancien responsable des Jeunes de la Droite Populaire du Var, un nouveau membre de cette déclinaison de l'UMP a décidé de rejoindre le Front national. Il s'agit cette fois de Pierre Aliotti, responsable des Jeunes de la Droite Populaire de l'Hérault.

Âgé de 27 ans, celui qui se définit comme gaulliste et bonapartiste sur Twitter a lui-même annoncé son transfert ce vendredi 29 mai.

Contacté par le Lab, Pierre Aliotti explique quitter l'UMP car c'est devenu selon lui "un parti centriste". Mais ce diplômé en aménagement et développement du territoire tient quand même à préciser qu'il reste en bons termes  avec ses anciens camarades de la Droit Pop'. Il dit :

Le rassemblement des patriotes ne se fait plus à l'UMP mais au FN aujourd'hui. L'UMP  est un parti pro-européen qui a oublié ses valeurs souverainiste.

 

De quoi ravir Sébastien Chenu, ancien UMP chargé par Marine Le Pen de rameuter dans le camp frontiste ce type de profils.

Au Lab, le fondateur de GayLib ne cache pas sa satisfaction :

Je continue à dépouiller l'UMP et la Droite pop'. C'est comme une bobine : quand on commence à tirer dessus…

 

Et Sébastien Chenu de présenter Pierre Aliotti comme "un garçon remarquable" qui "souhaite s'investir dans l'avenir". Et qui, d'après lui, ne devrait pas être le dernier de l'UMP à rejoindre le FN.

Évidemment, en face, le ton n'est pas aussi réjoui. Au Lab, Pierre Gentillet, président des Jeunes de la Droite Populaire, ne cache pas sa déception de voir celui qui a "toujours été un de [leurs] meilleurs éléments" rejoindre le FN.

Il ajoute :

Cela doit amener l'UMP à se poser les questions. Si des gens partent, c'est qu'il y a des raisons. Aujourd'hui, le discours de l'UMP est complètement vide. On se dirige vers une campagne à la Chirac en 2002, c'est-à-dire cap au centre.

 

Et Pierre Gentillet d'expliquer qu'en régions, de plus en plus de militants UMP se sentent marginalisés à cause de leurs idées. Pour autant, il n'envisage en aucune manière de quitter le parti. "Je resterai jusqu'au bout", promet-il.

[Edit 19h47] Ajout déclarations de Pierre Gentillet

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