La ville de Meaux, commune de Jean-François Copé, fait disparaître toute référence aux sexshops sur son site

Publié à 16h15, le 20 février 2014 , Modifié à 16h38, le 20 février 2014

La ville de Meaux, commune de Jean-François Copé, fait disparaître toute référence aux sexshops sur son site
Montage réalisé à partir de captures d'écran du site de la ville de Meaux.

POLITIQUEMENT CORRECT - Sachez-le, la ville de Meaux, commune de Jean-François Copé, n'abrite plus de sexshops mais des magasins de "lingeries et accessoires érotiques". Un changement opéré ce 20 février sur le site de la mairie.

Ledit site s'est fait remarquer une grosse semaine plus tôt à l'occasion de la polémique lancée par le patron de l'UMP sur l'ouvrage jeunesse "Tous à poil". Sur les réseaux sociaux, certains, comme le conseiller de Paris communiste Ian Brossat, ont commencé à moquer la présence de sexshops sur le site de la ville ainsi :

Huit jours plus tard, toute référence à un sexshop a disparu de l'annuaire des commerçants de la ville en ligne sur le site. Les deux magasins concernés ont été transférés dans une autre catégorie, créée pour l'occasion, comme le montrent ces deux captures d'écran réalisées le 11 février puis le 20 février :

Avant :

Après :

La catégorie "sexshop" a été supprimée de l'annuaire et la description de chaque boutique a été modifiée. Notons également que l'image du second magasin, où l'on pouvait voir une poitrine dans un soutien-gorge noir, a également été supprimée dans la nouvelle version.

Interrogé par le Lab sur cet enchaînement, le cabinet de Jean-François Copé à Meaux ne reconnait aucun lien entre l'attention soudaine portée aux sexshops du site et leur changement de catégorie. Il explique simplement :

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C'est une  partie du site qui évolue constamment dans la mesure où cette page est aussi le fruit des remarques et demande des commerçants en général.

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Le cabinet tient également à souligner que "l'annuaire des commerçants est strictement informatif et sans recommandation de la part de la ville", que le changement a été fait "car il correspond davantage à l'activité de ces commerces" et que "la dénomination a évolué en lien avec les commerçants concernés".

Joint par le Lab, le premier sexshop dit n'être au courant de rien. Le second a en revanche bien été contacté par la mairie pour le convaincre de changer de catégorie, lui expliquant que "certaines personnes comme des commerçants s'étaient plaints" :

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On m'a dit qu'il y avait des personnes que ça pouvait choquer. C'est la partie "sex" qui posait problème.

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Le propriétaire de la boutique ajoute avoir été présent sur le site de la ville de Meaux durant "environ un an" dans la catégorie sexshop : "on ne m'a jamais rien dit avant."

Coup de bol pour ces deux sexshops - ou "loveshop" comme préfère se présenter le second - ils ont échappé à la catégorie "magasins de jouets" sur le site.

Du rab sur le Lab

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