La curieuse explosion du nombre de followers de Roxane Decorte, candidate dissidente UMP à Paris

Publié à 18h20, le 20 février 2014 , Modifié à 18h23, le 20 février 2014

La curieuse explosion du nombre de followers de Roxane Decorte, candidate dissidente UMP à Paris
(Capture)

MASS FOLLOWING - Explosion du nombre de followers sur le compte Twitter de Roxane Decorte. La candidate dissidente de l'UMP dans le 18e arrondissement affiche plus de 35.000 abonnés sur le réseau social. Un chiffre anormalement élevé pour cette candidate peu habituée aux grands médias et inscrite sur Twitter depuis février 2012. 

Le problème ? Selon les statistiques affichées par TwitterCounter, Roxane Decorte est passée sur Twitter de 3.500 followers le 21 janvier, à près de 39.000 trois jours plus tard. Et depuis, elle ne perd doucement. 

Une augmentation brutale qui peut faire penser à un achat de followers, pour gonfler artificiellement son nombre d'abonnés. 

Contactée par Le Lab, la dissidente UMP parisienne dément formellement avoir procédé à un achat de followers. "Twitter c'est pas mon truc, c'est vraiment pas mon truc", se défend Roxane Décorte. 

"

Nous on s'est dit que c'était pas des bons followers. J'ai même pas de site internet, on travaille dessus en ce moment. En plus ça sert à rien, ils ne parlent même pas français.

"

Selon un autre outil, StatusPeople.com, 78% des abonnés au compte de @RoxaneDecorte seraient des comptes fake. "Anne Hidalgo a eu exactement la même chose", indique au Lab la prétendante à la mairie du 18e arrondissement pour se justifier. 

Et tente de minimiser : 

"

Je pense qu'une campagne municipale est une campagne de proximité, ça ne se joue pas sur Twitter.

"

Alors comment l'expliquer ? Roxane Decorte n'avance pas d'hypothèse. Un sale coup d'un adversaire politique ? "C'est tout à fait possible mais je m'en fiche", lâche-t-elle. 

Un phénomène similaire était arrivé à Nadine Morano en septembre 2012. En quelques jours, l'ancienne ministre avait connu une augmentation de plus de 55.000 abonnés.

 
Thibaut Pézerat, Ivan Valerio. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus