Législatives : accord départemental dans la Somme entre le PS, EELV et le PCF à cause du risque FN

Publié à 22h40, le 16 mai 2017 , Modifié à 10h25, le 17 mai 2017

Législatives : accord départemental dans la Somme entre le PS, EELV et le PCF à cause du risque FN
© Montage Le Lab via AFP
Image Amandine Réaux


INFO LAB – La présidentielle passée, les partis (et a fortiori ceux dont le candidat n’a pas été élu) préparent activement les législatives. Les scores au niveau local et départemental sont scrutés attentivement. C’est le cas de la Somme, où Marine Le Pen (Front national) a fait 45,81% des suffrages au second tour face à Emmanuel Macron, contre 33,9% tous territoires confondus.

Selon les informations du Lab, un accord au niveau départemental a été conclu entre le Parti socialiste, Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste et le Parti radical de gauche pour quatre des cinq circonscriptions samariennes. Il a été validé lundi soir par le Bureau national du PS et ce week-end pour EELV. Si le PS et EELV s’étaient déjà entendus pour les législatives, le PCF s’invite exceptionnellement dans cet accord face au risque FN. Un cadre PCF indique au Lab avoir en outre "identifié 45 circonscriptions sur lesquelles le Front national a fait plus de 50 %" et pour lesquelles son parti est "ok pour travailler" avec le reste de la gauche.

Dans le détail, Philippe Casier (premier secrétaire fédéral du PS dans la Somme) sera candidat dans la 2e circo, Arnaud Petit (maire PCF de Woincourt) dans la 3e, Elodie Héren (EELV) dans la 4e et Valérie Roussel (PCF) dans la 5e. Benjamin Lucas a annoncé ce mardi 16 mai le retrait de sa candidature dans cette dernière circonscription. "C’est une circonscription à droite, où [Marine] Le Pen a fait 55% au second tour", explique le président du Mouvement des jeunes socialistes au Lab. Ce soutien de Benoît Hamon rappelle qu’il faisait partie de ceux qui avaient, dès le second tour, "invité les responsables des partis à s’entendre" sur des accords aux législatives.

En revanche, l’accord ne concerne pas la 1ère circo, où la secrétaire d’État sortante Pascale Boistard (PS) affrontera bien François Ruffin, réalisateur de Merci patron, tête d'une liste d'union des gauches et qui bénéficie du soutien d’EELV, du PCF et de La France insoumise. Ils affronteront notamment l'acteur Franck de Lapersonne (FN). "Depuis l'origine, on a soutenu la candidature de Ruffin et on a invité le reste de la gauche à le faire", avance au Lab Thierry Brochot, trésorier national d’EELV. Une manière d’éviter de dire que le PS a refusé de retirer sa candidate. Du côté de Solférino, on justifie le maintien de Pascale Boistard par le fait que c’est "une circonscription où il y a historiquement concurrence à gauche au premier tour, et surtout parce que Ruffin ne se serait jamais retiré".

Cet accord intervient quelques jours après qu’En Marche ! a dévoilé ses 511 premiers candidats pour les législatives. Un timing… opportun ? Cette liste "n’a en rien entamé notre détermination", préfère dire, sibyllin, Thierry Brochot.

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