Législatives : Jean-Luc Mélenchon soutient les quatre seuls candidats PS qui ont voté la censure contre Manuel Valls

Publié à 09h29, le 13 juin 2017 , Modifié à 10h09, le 13 juin 2017

Législatives : Jean-Luc Mélenchon soutient les quatre seuls candidats PS qui ont voté la censure contre Manuel Valls
Jean-Luc Mélenchon. © AFP
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Loïc Le Clerc pour

Jean-Luc Mélenchon a un projet pour le second tour des élections législatives : remplacer le Parti socialiste. C’est du moins ainsi qu’il l’a exprimé ce mardi matin, au micro de RTL. Mais il ne suffit pas de dire que ce "remplacement est en cours", reste à le mettre concrètement en application, dimanche 18 juin. Et il se veut explicite :

J’appelle à voter pour les députés du PS qui ont voté la motion de censure. Il y en a quatre dans tout le pays : Madame Romagnan, le député Juanico... [Trou de mémoire de "JLM", les deux autres frondeurs en question sont Christian Paul et Yann Galut] Quant aux autres, qu'ils méritent leurs voix et qu’ils s’en débrouillent.

Quatre candidats PS, sur les 65 encore présents au second tour (contre 68 pour LFI), sont donc Mélenchon-compatibles pour une seule raison : avoir défié Manuel Valls lorsqu’il a fait passé la loi Travail avec l’usage du 49.3 en votant la motion de censure déposée pour tenter de faire tomber le gouvernement.

C’est ainsi que, sans surprise aucune, à la question d’Elizabeth Martichoux "Appelez-vous à voter pour Myriam El Khomri ?", la réponse du leader de La France insoumise fut claire :

Il ne peut pas en être question. Nous avons combattu Madame El Khomri de toutes les façons. Elle-même a proposé de faire un front uni à la droite contre nous. Je vais pas aller maintenant dire "Il faut voter pour c’te femme au nom du fait qu’elle est la cousine de l’amie du voisin de l’homme qui a vu l’ours".

Il est vrai que l’ancienne ministre du Travail avait évoqué la possibilité d’un "front républicain anti-insoumis" avec Pierre-Yves Bournazel, candidat LR (pro-Macron), en cas de triangulaire face au candidat de La France insoumise Paul Vannier. Mais triangulaire il n’y aura pas.

Il faut savoir qu’il n’y a qu’une seule opposition directe entre le PS et LFI au second tour des législatives : dans la 15ème circonscription de Paris, entre George Pau-Langevin et Mehdi Kemoune. Sans compter Farida Amrani face à Manuel Valls (non-investi par le PS). Cette dernière est même soutenue par Benoît Hamon "sans hésiter, parce que c’est une candidate de gauche", assure-t-il (encore), au Gros Journal, diffusé ce mardi soir.





 



[BONUS TRACK] Jaurès, c’est moi

Se demandant "Comment les idées peuvent vivre ?", Jean-Luc Mélenchon ne se félicite pas spécialement de la *mort* du PS, car "ce qui compte dans l'idéal socialiste, c’est sa continuité, et comment il peut traverser le temps et se renouveler en cours de route".

"JLM" lance alors : "C’est cet homme-là que je veux être". Quel homme ? Léon Blum ?, lui demande Elizabeth Martichoux. Et le candidat LFI de rétorquer : "Mon exemple c’est plutôt Jaurès que Blum. Moi je n’aurais pas accepté la non-intervention en Espagne."





[BONUS TRACK 2] Non au culte de la personnalité

Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est sûr, "il n'y a pas de majorité dans ce pays". Et il l'assure : l’intérêt d'Emmanuel Macron "est que les chose se passe de la manière la plus suave possible, dans une ambiance d'auto-célébration qui a frappé tout le monde et que je juge malsaine".

Et puis, *l'insoumis* a osé ceci :  



Ce n'est pas bon un tel culte de la personnalité.

Venant de Jean-Luc Mélenchon, dont le visage s'affichait sur de nombreux tracts des candidats de La France insoumise aux législatives... 





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