Où l’on apprend que François Hollande a appelé des candidats PS éliminés dès le 1er tour des législatives

Publié à 07h15, le 13 juin 2017 , Modifié à 07h15, le 13 juin 2017

Où l’on apprend que François Hollande a appelé des candidats PS éliminés dès le 1er tour des législatives
© AFP
Image Amandine Réaux


Jean-Christophe Cambadélis en est persuadé : François Hollande fera tôt ou tard son retour en politique. Un petit mois après son départ de l’Élysée, l’ex-chef de l’État n’en est pas encore à reprendre publiquement la parole. Mais ce *drogué* à la politique s’active en coulisses.

Ainsi apprend-on dans Le Parisien du mardi 13 juin que l’ancien Président a passé de nombreux coups de fil dimanche, pendant la soirée électorale du premier tour des élections législatives. Depuis son appartement parisien, François Hollande a appelé des candidats socialistes "pour échanger avec eux et les réconforter", selon un de ses amis cité par le quotidien.

François Hollande a "appelé tout le monde, tous ceux dont il pense qu’ils auront un rôle à jouer", précise l’un de ses interlocuteurs. "Éviter de laisser penser que la République en marche est en train de nous remplacer et de devenir un parti de gouvernement", a-t-il recommandé.

Les élections législatives de 2012 avaient débouché sur l’élection de 331 députés pour la majorité présidentielle, dont 280 socialistes. Un quinquennat plus tard, pas moins de 100 députés socialistes sortants ont été éliminés dès le premier tour des législatives. Sur les 413 candidats investis par le PS, seuls 65 ont réussi à se qualifier pour le second tour du scrutin. Dimanche, ils pourraient n'être que 15 à 25 à être élus, sans garantie donc de l’existence même d'un groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

François Hollande a assuré à l’un des perdants qu’"il ne s’agissait pas de [sa] défaite personnelle". A contrario, les responsables sont tout trouvés pour François Lamy : ce proche de Martine Aubry, lui-même éliminé dimanche, a accusé l’ex-Président et Manuel Valls d’être responsables de la débâcle du PS.

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