Les confidences anti-Sarkozy de Anne Lauvergeon

Publié à 13h37, le 13 février 2012 , Modifié à 19h06, le 13 février 2012

Les confidences anti-Sarkozy de Anne Lauvergeon
Anne Lauvergeon, le 19 avril 2011 à Tokyo. (Reuters)

L'ancienne patronne d'Areva en a gros sur la patate. Persuadée de devoir son éviction à ses relations parfois tendues avec le chef de l'État, elle se confie au magazine Grazia.

  1. "Ne pas avoir été au Fouquet's est devenu un handicap"

    Sur grazia.fr

    Une sombre affaire de barbouzerie a été rendu publique quelques mois après le licenciement de l'ancienne sherpa de François Mitterrand.

    Extrait de ses confidences dans le magazine Grazia :

    J'ai subi des opérations de destabilisation clairement orientées. Je contrecarrais des intérêts privés. Ne pas avoir été au Fouquet's est devenu un handicap dans le nucléaire.

    Selon "Atomic Anne" son éviction de la direction du géant du nucléaire serait liée à ses mauvaises relations avec Nicolas Sarkozy qui n'aurait pas supporté qu'elle refuse de rentrer au gouvernement, juste après son élection. "L'attitude du président a changé du jour au lendemain. assure-t-elle. Il m'a fait la tête, me faisait des remarques en public."

  2. La réponse de l'Elysée

    Sur lejdd.fr

    Le lendemain de la publication des confidences d'Anne Lauvergeon dans Grazia, René Ricol, missionné en 2010 par l’Élysée pour enquêter sur les comptes d’Areva , répondait à ses nombreuses attaques dans la presse dans les colonnes du JDD.

    Question du JDD : Anne Lauvergeon dit avoir "dérangé des intérêts et des réseaux". Elle prend à parti Claude Guéant, à l’époque secrétaire général de l’Élysée et François Roussely, ex-patron d’EDF, et Henri Proglio. Qu’en pensez-vous?

    Réponse de Réné Ricol :

    Il faut arrêter cette vision paranoïaque… Je ne peux pas laisser dire que Claude Guéant avait des arrière-pensées. Quand le président de la République m’a confié cette mission chez Areva je n’avais pas pour ordre de "faire débarquer Anne Lauvergeon". Il n’y avait pas de mission secrète. J’éprouve la même irritation quand je vois critiquer François Roussely. Anne Lauvergeon oublie de dire qu’il a aussi été le conseil d’Areva. Les pressions venaient de chaque camp. Ma conviction est que c’est Anne Lauvergeon qui a provoqué son propre départ.

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