Les prédictions hasardeuses de Patrick Buisson

Publié à 16h56, le 23 avril 2012 , Modifié à 17h31, le 23 avril 2012

Les prédictions hasardeuses de Patrick Buisson
Patrick Buisson, en 2012. (Reuters)

En dépit des louanges de ceux qui l’encensent, notre blogueur Guy Birenbaum montre qu’il arrive à Patrick Buisson de se tromper…

  1. Planté comme un Buisson ?

    Il paraît que Patrick Buisson est un génie de la stratégie politique, un connaisseur, le meilleur, l’homme qui murmure à l’oreille du Président, j’en passe à des meilleures, ou des pires, c’est selon…

    Pour ma part, j’attendrais prudemment le 6 mai entre 18h40 et 20h avant de me prononcer sur son imparable sens tactique.

    Mais force est constater qu’à s’en tenir à la stricte exégèse de ses propos publics dans le quotidien Le Monde - une analyse qui impressionna tant et tant d’observateurs… - il lui arrive se planter en beauté.

    On relira, en effet, avec profit ces quelques lignes publiées le 13 mars 2012 : 

    Il [François Hollande] est à peu près au niveau de premier tour où les instituts situaient Ségolène Royal en 2007à pareille époque et tout indique qu'il rassemblera le 22 avril moins de suffrages que celle-ci.

    Il n'y a aucune dynamique en faveur du candidat PS.

    Eh bien cette affirmation bien péremptoire se révèle fausse.

    En 2007, Ségolène Royal obtint 9.500.112 voix sur 36.719.396 suffrages exprimés.

    François Hollande a recueilli, en 2012, 10.273.582 voix sur 35.885.739 suffrages exprimés.

    Je vous épargne la soustraction parce que quand on aime on ne compte pas.

Du rab sur le Lab

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