Les scoops de Christine Boutin : si Mandela est une icône, c'est à cause du mariage homo

Publié à 18h49, le 07 août 2013 , Modifié à 19h31, le 07 août 2013

Les scoops de Christine Boutin : si Mandela est une icône, c'est à cause du mariage homo
(Photo Maxppp)
Image Antoine Bayet

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Pourquoi Nelson Mandela est-il une icône ? Selon Christine Boutin, ce n'est pas en raison de sa lutte contre l'apartheid, pas plus que sa détention de vingt-sept ans dans une prison sud-africaine, avant son accession au pouvoir.

Non. 

Selon un court article publié par le patron de l'Express, Christophe Barbier, ce mercredi 7 août, Christine Boutin attribue la popularité planétaire de Nelson Mandela à son action ... pour le mariage homo en Afrique du Sud.

Christophe Barbier, qui ne précise pas le cadre dans lequel Christine Boutin a présenté son raisonnement, assure que celle-ci diagnostique ainsi les raisons de la "fascination occidentale pour Nelson Mandela" :

C'est parce que le mariage homosexuel et le droit à l'avortement ont été inscrits d'emblée dans la Constitution de l'Afrique du Sud par Mandela, une première mondiale.

Des propos tenus, selon un de nos lecteurs, @Atadolf, dans le cadre d'une conférence à l'Institut de la démocratie et de la coopération, think tank pro-russe.  

Dans le script qui a été fait de son intervention, l'ancienne ministre tient bien ces propos et les rattache à un récent voyage en Afrique du Sud, où elle s'est interrogé sur l'origine de la popularité de Nelson Mandela : 

Et bien, en allant en Afrique du Sud, j’ai eu la réponse à ma question. Elle est la suivante : quand monsieur Mandela est sorti de prison en 1994, il a préparé une constitution, sortie en 1996 en Afrique du Sud, dans laquelle – et c’est le premier pays au monde – ont été inscrits les principes constitutionnels permettant le mariage gay et l’avortement.

Selon le directeur de la rédaction de L'Express, Christine Boutin juge que d'autres héros de la liberté, dépourvus d'une telle célébrité, [peuvent] lui être comparés", citant notamment le cas du dramaturge tchèque Vaclav Havel, opposant au régime communiste devenu président de la République après la chute du régime communiste.

Mise à jour, 19h30 : ajout des propos tenus à l'Institut pour la démocratie et la coopération. 

Du rab sur le Lab

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