LR demande à ses adhérents si François Fillon a perdu la présidentielle à cause des affaires, de son projet ou de son manque de modernité

Publié à 07h56, le 27 juillet 2017 , Modifié à 07h56, le 27 juillet 2017

LR demande à ses adhérents si François Fillon a perdu la présidentielle à cause des affaires, de son projet ou de son manque de modernité
Bernard Accoyer quand il siégeait à l'Assemblée nationale. © AFP
Image Sébastien Tronche


C’est le début de "la refondation" de LR, toujours profondément tiraillé entre ses deux ailes, entre ceux qui veulent s’opposer à Emmanuel Macron et ceux qui se sont autoproclamés "constructifs". Mais si le grand schisme de la droite n’a pas encore eu lieu, Bernard Accoyer, qui tient pour l’instant la baraque autant qu’il le peut avant l’élection d’un nouveau président du parti, a lancé l’inventaire des campagnes perdantes de la droite à la présidentielle et aux législatives.

C'est dans ce cadre, comme le rapporte Le Figaro de ce jeudi 27 juillet, que le secrétaire général de LR a adressé aux 250.000 adhérents et anciens adhérents du parti un formulaire en ligne, le "questionnaire de la refondation", comportant 28 questions.

Et parmi celles-ci, une question aux adhérents LR pour savoir pourquoi François Fillon a été éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle, une première pour la droite républicaine. Et il est intéressant de voir les réponses proposées pour trouver les fondements de la défaite de François Fillon. Ainsi l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, large vainqueur de la primaire de la droite, a-t-il été éliminé parce que son "projet ne répondait pas suffisamment aux attentes", à cause "du climat des affaires", d’un "manque d’union" ou bien d’une "image pas assez moderne" ? Chacun se fera son avis.

Globalement, explique Bernard Accoyer, "cette démarche a deux objectifs". "Le premier est d’analyser ce qui a pu nous conduire à de tels échecs et je pense que les causes sont bien antérieures à cette année électorale", poursuit l’ancien président de l’Assemblée nationale qui espère, deuxième objectif, "que la campagne pour la présidence du parti se fasse sur la base d’un débat d’idées et pas d’une compétition de personnes".

Sur ce dernier point, sans vouloir démoraliser Bernard Accoyer, ce n’est pas gagné.

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