Lui-même parachuté à Marseille, Jean-Luc Mélenchon se moque de son adversaire LREM, "parachutée d’Aix"

Publié à 13h39, le 12 juin 2017 , Modifié à 13h39, le 12 juin 2017

Lui-même parachuté à Marseille, Jean-Luc Mélenchon se moque de son adversaire LREM, "parachutée d’Aix"
Jean-Luc Mélenchon. © AFP
Image Sébastien Tronche


Jean-Luc Mélenchon, ancien sénateur de l’Essonne, député européen élu dans le Sud-Ouest et ex-candidat aux législatives à Hénin-Beaumont en 2012, a réussi son parachutage à Marseille. Dans une circonscription où il était arrivé en tête à la présidentielle avec près de 40% des voix, le leader de la France insoumise y est également arrivé en première position au premier tour des législatives, dimanche 11 juin, éliminant le député PS sortant Patrick Mennucci.

Le 18 juin, Jean-Luc Mélenchon affrontera donc en duel la candidate de la République en marche d’Emmanuel Macron, Corinne Versini. Et le double candidat à l’Elysée de railler son adversaire pour… son parachutage. Autodérision ou hôpital qui se moque de la charité ? Lui-même en rigole. "Pour les Marseillais, c’est presque pire" d’être parachuté d’Aix que d’être parachuté depuis Paris, s’amuse-t-il, selon des propos rapportés par Le Monde de ce lundi 12 juin. Et de développer, selon Libération :

Parce que si moi je suis un parachuté, madame Versini, elle, vient d’Aix. C’est presque pire pour un Marseillais que de venir de Paris !

Dans les deux cas en tout cas, il semble que les parachutages, local pour la candidate LREM, plus lointain pour celui de la France insoumise, n’aient pas franchement dérangé les électeurs de la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône puisque le local de l’étape et député sortant, Patrick Mennucci, n’obtient pas les 12,5% des inscrits nécessaires pour atteindre le second tour.

Accusé de parachutage pendant la campagne par le socialiste, Jean-Luc Mélenchon s’était justifié de manière alambiquée sur sa candidature dans la cité phocéenne. "Je suis allé à Marseille sur une vision stratégique. J’ai choisi Marseille parmi les grandes villes dans lesquelles je suis arrivé en tête", avait-il assumé. "Cette ville est un petit concentré de la France avec la pauvreté, la concentration de richesse entre les mains de quelques-uns et la destruction des services publics. Ce choix est politique et social", avait ajouté Jean-Luc Mélenchon, renchérissant :



Ici, la majorité de la population de cette ville est faite de parachutés.

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