Malek Boutih prêt à être exclu du PS "si c’est pour défendre son pays"

Publié à 16h21, le 05 avril 2017 , Modifié à 16h35, le 05 avril 2017

Malek Boutih prêt à être exclu du PS "si c’est pour défendre son pays"
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Image Julien Chabrout


Le 5 février, Malek Boutih disait soutenir le candidat du PS Benoît Hamon, sans enthousiasme. "Pour l’instant, il ne s’est pas trop mal démerdé pour ses premiers pas", allait même jusqu’à dire le député PS de l’Essonne. Une autre époque. Car Malek Boutih, comme Manuel Valls dont il est proche, soutient désormais Emmanuel Macron.

Invité du Talk du Figaro ce mercredi 5 avril, Malek Boutih a affirmé qu’il n’avait pas peur d’une exclusion du PS à la suite de son soutien à Emmanuel Macron. Avec un argument béton : la France est plus grande que sa carte au PS. C’est ce qu'a déclaré en toute modestie le candidat aux législatives investi par le PS :

 



Je ne sais pas si c'est l’intérêt du PS dans la situation où il est. (…) Mais si c’est le prix à payer pour défendre mon pays, j’accepterais. Si on m’exclut, et je n’aimerais pas être exclu - remarquez ça ne serait pas la première fois de la vie - je le ferais. Si c’est pour la France, je le ferais. J’irais devant mes électeurs. Je serais assez franc pour qu’ils décident soit de soutenir la démarche soit de sanctionner quelqu’un qui n’a pas été mouton de son parti.

Malek Boutih ne prend pas trop de risque. Le député vallsiste et les autres socialistes soutenant Emmanuel Macron ne seront pas exclus de leur parti. Certes, Jean-Christophe Cambadélis affirmait il y a encore quelques semaines que ce serait le cas, rappelant les statuts du parti. Mais le Premier secrétaire du PS se contente désormais de rappeler que "ceux qui ont rejoint En Marche! ne sont plus au PS. Il n’y a pas de double appartenance", comme il l’a écrit dans un communiqué, le 29 mars.

Interrogé sur la campagne de Benoît Hamon, Malek Boutih a eu des mots sévères à l’encontre du candidat PS. "Il a fait une faute énorme : se prendre pour Jean-Luc Mélenchon alors qu’il n’est qu’un débutant dans ce genre d’orientation. Jean-Luc Mélenchon l’a écrasé". Selon le député de l’Essonne, Benoit Hamon est "aujourd’hui en perdition dans cette élection présidentielle". Sans doute parce que le député PS des Yvelines n’a pas suivi ses conseils d’être "calme et de rassembler".

 

[BONUS TRACK] Celui dont on ne doit pas prononcer le nom

Malek Boutih n’a pas trop apprécié le débat entre les 11 candidats, mardi 4 avril, sur BFMTV et CNEWS. "Un exercice de spectacle politique, de confusion", a-t-il estimé au Talk du Figaro. Il a ensuite dit du *bien" d'un candidat, sans toutefois prononcer son nom :





Un gars venu de je ne sais où qui a eu 500 signatures. Un des petits candidats, le complotiste, qui revendique 25.000 personnes mais qu'on a jamais vu, il y a quelque chose de totalement absurde.

Malek Boutih parlait sans doute du candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) François Asselineau. Un parti qui revendique plus de 20.000 adhérents. 

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