Manuel Valls assure qu'il "ne quitte pas le PS", malgré son non-soutien à Hamon

Publié à 21h44, le 14 mars 2017 , Modifié à 21h52, le 14 mars 2017

Manuel Valls assure qu'il "ne quitte pas le PS", malgré son non-soutien à Hamon
Manuel Valls n'allant nulle part © AFP
Image Etienne Baldit


STILL P.S. - Manuel Valls est un ancien chef de la majorité qui refuse de soutenir le candidat de son parti à la présidentielle. C'est décidé : il ne "peut pas" apporter son parrainage à Benoît Hamon, dont la campagne est une "dérive" qui "amène du sectarisme" selon lui. Ce à quoi son ex-ministre lui a répondu par un petit cours sur la "démocratie" et la "parole donnée", en direct au JT de TF1.

Manuel Valls va-t-il, en plus de ce non-soutien affiché, aller jusqu'à rejoindre le camp d'Emmanuel Macron ? Lui assure que non. Au même titre que les autres élus socialistes qui se sont mis "en marche", cela lui vaudrait en effet une mise à l'écart du parti, à défaut d'une vraie exclusion. Alors devant ses soutiens à l'Assemblée nationale, mardi 14 mars au soir, l'ex-Premier ministre a précisé qu'il n'allait nulle part.

Comme le rapporte l'AFP, il a déclaré :

Je suis fidèle à ma famille politique, je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage [à Benoît Hamon] serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements.

Il ne "quitte pas le PS", donc... mais il ne veut visiblement pas que le PS reste le même. Car s'il n'a pas annoncé de soutien à Emmanuel Macron, Manuel Valls a semblé ouvrir la voie à un futur groupe de parlementaires attachés à "la gauche de responsabilité". Reprenant son idée, polémique à Solférino, de créer une "maison des progressistes", il a aussi défendu "des coalitions à la française" avec "des accords sur des sujets essentiels" au Parlement, "si la présidentielle sourit à un candidat progressiste ou de gauche". Ce qui ressemble furieusement à ce que voudrait installer Emmanuel Macron...

"Il ne s'agit pas de négocier, de se rallier ou de rejoindre une maison d'hôte. Ce n'est pas le sujet. Nous devons rester groupés et rassemblés. Sur le fond", a encore affirmé le député de l'Essonne, en allusion à des propos tenus mardi par le leader d'En Marche ! En déplacement à Lille, ce dernier, interrogé sur des possibles ralliements du côté vallsiste, a déclaré que son mouvement n'était pas une "maison d'hôtes".

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