Marine Le Pen affirme qu’elle aurait évité les attentats de Merah, du Bataclan et du Stade de France

Publié à 07h19, le 18 avril 2017 , Modifié à 09h35, le 18 avril 2017

Marine Le Pen affirme qu’elle aurait évité les attentats de Merah, du Bataclan et du Stade de France
Marine Le Pen © AFP
Image Sébastien Tronche


Au cours d’un dernier grand meeting parisien que "n’aurait pas renié" Jean-Marie Le Pen, écrit ce mardi 18 avril Le Parisien, Marine Le Pen a renoué avec les fondamentaux du FN en centrant son discours sur l’immigration, l’insécurité et le terrorisme. Le tout sous les slogans frontistes de toujours : "On est chez nous" et "la France aux Français". De quoi donner du baume au cœur de Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN mais exclu du parti (sic), qui a annoncé qu’il voterait bien pour sa fille.

Toujours est-il que lors de ce discours au Zénith de Paris, l’eurodéputée FN a estimé que "derrière l’immigration massive, il y a le terrorisme, derrière l’immigration massive, il y a l’islamisme". Et la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle d’affirmer qu’avec elle à l’Elysée, il n’y aurait pas eu les attentats qui ont frappé la France depuis 2012. Tout simplement. Ainsi Marine Le Pen a-t-elle lancé :

Avec moi, il n’y aurait pas eu de Mohamed Merah, ni les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France.

Des propos assumés et relayés par le compte Twitter officiel de la candidate frontiste :



Interrogé lundi matin sur RTL sur cette sortie, Marine Le Pen a précisé sa pensée : 

Avec les mesures que je veux mettre en œuvre, Monsieur Kouachi et Coulibaly n’auraient pas obtenu la nationalité française parce que lorsqu’ils ont eu 18 ans, ils avaient un casier judiciaire long comme un jour sans pain. Donc, ils n’auraient pas obtenu la nationalité française ; et parce qu’ils sont des délinquants, ils auraient été renvoyés de France.Les autres étaient étrangers fichés S, or je compte expulser immédiatement l’intégralité des fichés S étrangers pour lien avec le djihadisme. Il n’y a aucune raison que nous conservions sur le territoire des gens qui représentent un danger quelconque pour la sécurité des Français.

Malgré la multiplication des lois sur le terrorisme depuis trente ans et l'utopie du "risque zéro", Marine Le Pen affirme donc qu’avec elle présidente, ces attentats n’auraient pas eu lieu. Peut-être pense-t-elle que sa remise en cause des frontières européennes aurait suffi alors qu’une bonne partie des terroristes qui ont frappé l’Europe étaient des ressortissants européens.

[BONUS TRACK] Question sur les affaires, réponse sur l’immunité

Ce mardi, Marine Le Pen accorde un grand entretien au Figaro. Interrogée sur les multiples affaires qui touchent le FN et son entourage proche et qui pourraient fragiliser sa légitimité en cas d’élection à l’Elysée, Marine Le Pen rétorque… immunité présidentielle :

Ces affaires, comme vous dites, ne touchent en rien à ma probité et son très artificielles. Il y a une immunité présidentielle, ce sont les institutions de la 5e République : le but, c’est la stabilité.

Comme le rappelaient début février les Décodeurs du Monde, "le FN et sa présidente sont cités dans six affaires distinctes : les assistants européens, le financement des campagnes, la sous-évaluation de son patrimoine, les photos de Daech, les assistants du Nord-Pas-de-Calais et les documents policiers".

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